Toulouse: Des parents se mobilisent contre l'arrivée d'antennes relais tout près d'une école

SOCIETE Les riverains et parents de l’école Jean-Chaubet, dans le quartier Guilheméry, manifesteront ce mercredi contre l’arrivée de nouvelles antennes de téléphonie mobile…

Helene Menal

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Des techniciens qui travaillent sur une antenne-relais, à Toulouse. archives.
Des techniciens qui travaillent sur une antenne-relais, à Toulouse. archives. — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Il y a déjà trois antennes de téléphonie mobile sur le toit de l’immeuble situé au 118, avenue Camille-Pujol et qui surplombe le groupe scolaire Jean-Chaubet, avec vue sur la cour.

Neuf émetteurs en tout

Mais deux nouveaux opérateurs - Free et SFR - souhaitent eux aussi profiter de l’altitude est installer trois émetteurs chacun d’ici à la fin de l’année, portant leur nombre total à neuf. Une perspective qui inquiète fortement les riverains et parents d’élèves qui considèrent « qu’une école n’est pas un lieu approprié pour tester la toxicité des ondes électromagnétiques ». Ils ont prévu de manifester ce mercredi matin devant l’établissement et appellent la mairie à la rescousse « en vertu du plus élémentaire principe de précaution ». Une pétition citoyenne a également été lancée.

 

L’école Jean-Chaubet à Toulouse. - Google Maps

La mairie ne peut rien de plus

Au Capitole, Martine Susset, l’élue en charge du dossier, indique « que la mairie est vigilante ». Elle a notamment organisé en avril une réunion publique entre les habitants et les opérateurs concernés. La municipalité, qui n'a pas de pouvoir juridique en la matière,  dispose aussi des résultats d’une campagne de mesures effectuées en octobre 2014 au sein de l’école où sont scolarisés 350 enfants. Elle montre de l’exposition aux ondes électromagnétiques y est en moyenne d’1,26 volt par mètre, soit « inférieure aux seuils limites réglementaires applicables en France ». Ce, même si d’autres seuils limites existent, comme celui de 0,6 volt par mètre préconisé par le Conseil de l’Europe.

En l’état actuel de ce dossier, la mairie ne peut donc que s’engager à procéder à une deuxième campagne de mesures. Une fois les nouvelles antennes effectivement installées…