Toulouse: Un salarié d'Airbus mis en examen pour le meurtre de la jeune Maureen Jacquier

JUSTICE Confondu par son ADN, le jeune homme de 25 ans travaillait aussi chez Airbus, comme la jeune femme. Incarcéré, il nie toute implication...

Béatrice Colin
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Toulouse, le 1er mars 2015 - La police scientifique devant l'immeuble où Maureen Jacquier a été assassinée
Toulouse, le 1er mars 2015 - La police scientifique devant l'immeuble où Maureen Jacquier a été assassinée — Hélène Ménal / 20 Minutes

C’était un des collègues de Maureen Jacquier sur les chaînes d’assemblage d’Airbus. Un homme de 25 ans est depuis jeudi soir mis en examen pour le meurtre de la jeune mécanicienne du constructeur aéronautique, en février dernier, en raison « d’indices graves et concordants ». Il a été placé en détention provisoire.

Quatre mois après la découverte du corps de la jeune femme de 19 ans, lardé de 63 coups de couteau dans son studio du chemin Tricou, les enquêteurs du service régional de police judiciaire ont arrêté mercredi à Tournefeuille le suspect.

La preuve par l’ADN

Depuis le début de l’enquête, au regard de la violence des coups, les policiers suspectaient qu’ils pouvaient s’agir d’une connaissance. C’est le père de la victime qui avait découvert sa fille baignant dans une mare de sang le vendredi 27 février, dans son appartement du quartier des Minimes.

Toulouse : La jeune Maureen a reçu 62 coups de couteau, dont deux mortels

Elle avait été ramenée la veille au soir chez elle par un collègue de travail. « Il n’y avait aucune trace d’effraction, de fouille, aucun désordre et il n’y avait pas de disparition de biens faisant penser à un vol, ses bijoux et carte bancaire étaient toujours présents », explique Florence Poudens, procureur adjoint de la République.

Alors que la jeune femme gisait dans la chambre, la police scientifique a retrouvé dans la salle de bains des traces de sang au niveau d’une serviette de toilette, mais aussi sur un coin de la couette de la victime. Après comparaison avec les prélèvements biologiques effectués sur les 130 personnes de l’entourage amical et professionnel de Maureen Jacquier, les techniciens ont trouvé une concordance génétique.

Le suspect nie toute implication

En plus de la présence de son ADN, le jeune homme est suspecté en raison des variations dans ses déclarations « aussi bien sur son emploi du temps que sur la nature de ses relations avec la jeune femme », indique Florence Poudens.

Il connaissait Maureen Jacquier depuis deux ans et fréquentait les mêmes amis qu’elle. Mais devant les enquêteurs et la juge d’instruction, le mécanicien, sans antécédent judiciaire, a contesté être l’auteur du meurtre. Sans pour autant justifier la présence de son ADN chez la victime.

L’enquête se poursuit, notamment pour déterminer l’emploi du temps exact du suspect dont le domicile a déjà été perquisitionné. Et tenter de retrouver l’arme du crime.