Toulouse: «Je suis un formateur-bâtisseur-entraîneur», explique Alain Casanova

FOOTBALL L’ancien entraîneur du TFC cherche un club où son travail serait équivalent à celui qu’il a connu lors de son long passage à Toulouse…

Propos recueillis par Nicolas Stival
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Alain Casanova lors du match de Ligue 1 entre Lille et Toulouse, le 24 novembre 2013.
Alain Casanova lors du match de Ligue 1 entre Lille et Toulouse, le 24 novembre 2013. — M.Libert/20 Minutes

Nouvelle vie. Le 16 mars, Alain Casanova était remplacé à la tête de l’équipe professionnelle toulousaine, alors relégable, par Dominique Arribagé, qui parviendra finalement à maintenir le TFC en Ligue 1. L’ancien doyen des entraîneurs dans l’élite française, en poste depuis juin 2008, a quitté dans la foulée le club où il était arrivé comme gardien en 1992.

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Depuis, le technicien de 53 ans voyage beaucoup à l’étranger pour observer des matchs, en attendant de retrouver du travail. Samedi, il assistait à la finale de la Ligue des Champions à Berlin, sur invitation du Barcelonais et ancien Toulousain Jérémy Mathieu.

On vous a annoncé en sélection de Guinée, maintenant à Tours (L2)… Qu’en est-il exactement ?

Pour le moment, il n’y a absolument rien de concret et surtout d’intéressant par rapport à ce que je veux faire. Je souhaite trouver un club avec un projet sportif, où l’on peut mettre en place une philosophie et une méthodologie d’entraînement comme à Toulouse.

Je ne veux surtout pas d’un projet financier, dans des endroits pas faits pour moi. Je préfère attendre quitte à prendre des risques plutôt que de partir dans un club où je ne me sentirais pas bien.

Donc, vous visez un club plutôt qu’une sélection.

Il n’est pas question que ce soit une sélection. Je veux travailler au quotidien. Une sélection, c’est six matchs par saison. Ce n’est pas pour moi. Je sais que j’aurai beaucoup de mal à trouver ce que j’avais à Toulouse au niveau de la qualité de travail, des relations humaines, de la liberté qui m’était accordée et de la confiance placée en moi. Mais je voudrais quelque chose qui s’en rapproche, dans une ligue compétitive.

Vous insistez beaucoup sur cet aspect.

Je suis un formateur-bâtisseur-entraîneur. J’ai besoin de travailler avec toutes les composantes d’un club, de l’école de foot jusqu’aux professionnels. Encore une fois, si c’est pour partir pour une destination que l’on qualifie d'« exotique », où je serai très bien rémunéré mais pas en adéquation avec ce que je veux faire… Pour l’instant, ce n’est pas ce que je souhaite.

Votre départ du TFC est-il digéré ?

Ce qui n’a pas été facile, c’est de laisser l’équipe et le TFC après toutes ces années, avec tous ces gens que j’apprécie. C’était une sorte de sacrifice pour le bien d’un club que j’aime du fond du cœur. Cela a été très vite atténué par le maintien.

Quand vous décidez de partir et que vous le faites pour que le club se redresse, vous souhaitez que l’équipe s’en sorte. Je garde une grande amitié, beaucoup de respect et de reconnaissance pour les gens de Toulouse.

Avez-vous vu les matchs du TFC après votre remplacement par Dominique Arribagé ?

Non, aucun. Je le répète, j’aime beaucoup ce club, mais je veux tourner la page. Le TFC est sur de bons rails et a de quoi bien travailler pour le futur, avec des gens compétents. Mais je dois penser à ma carrière et regarder devant. Je ne veux pas émettre un avis sur ce que font ceux qui m’ont succédé, sur le jeu ou sur l’effectif.