Toulouse: Florian Varin reconnaît six viols au premier jour de son procès

JUSTICE Jugé devant la Cour d'assises de la Haute-Garonne, le jeune homme de 23 ans, a reconnu dès le premier jour les six viols qui lui sont reprochés. Mais pas la tentative de meurtre sur une Toulousaine...

H.M. avec AFP
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La Cour d'assises de la Haute-Garonne. 24/05/2012 Toulouse
La Cour d'assises de la Haute-Garonne. 24/05/2012 Toulouse — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

En novembre 2012, il a laissé sa dernière victime pour morte dans un container à poubelle du centre-ville de Toulouse. Florian Varin, 23 ans, est jugé depuis lundi par la Cour d’assises de la Haute-Garonne.

L’accusé doit répondre de six viols, une tentative de viol et donc une tentative de meurtre. Car les traces ADN qu’il a laissées dans la Ville rose ont non seulement permis de l’interpeller quatre jours plus tard mais aussi de le relier à six victimes à Rennes, Niort ou encore au Mans.

« Assez détaché »

Le jeune homme athlétique avait toujours nié en bloc. Aussi a-t-il surpris tout le monde au premier jour de son procès en avouant les six viols et la tentative de viol. Mais il a réfuté toute tentative de meurtre dans l’épisode toulousain. « Il a reconnu les faits mais contesté la tentative de meurtre. C’est sa stratégie de défense, pas très habile », commente Guy Debuisson, défenseur de la victime niortaise qui trouve l’accusé « assez détaché ».

Il encourt la perpétuité

Antoine Vey, l’un des avocats de Florian Varin, parle d’un « gamin qui n’était pas violent. Jeune, sa mère l’avait un peu abandonné et son père aussi, bien qu’il ait été élevé par ses grands-parents. Il travaillait par-ci par-là et vivait dans des caravanes ». Il plaide plutôt le Casanova trop rustre, en difficulté quand il s’agit de comprendre les signaux féminins, en soulignant qu’il n’a jamais utilisé d’arme et que « les trois quarts » des victimes avaient « son (numéro de) portable ».

Florian Varin encourt la perpétuité. Ses victimes sont présentes ou représentées à ce procès, dont certaines audiences se déroulent à huis clos. Le verdict est attendu vendredi.