Fenix Toulouse: «Philippe Gardent est l'homme de la situation», assure le président Dallard

HANDBALL Nomination de Philippe Gardent, départ de Toni Garcia, recrutement, ambitions... Le président Philippe Dallard balaie pour « 20 Minutes » l’actualité du club de handball toulousain…

Propos recueillis par Nicolas Stival

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Philippe Dallard, le président du Fenix Toulouse handball.
Philippe Dallard, le président du Fenix Toulouse handball. — Fred.Scheiber

Jeudi soir, juste après la fin de la dernière journée de D1, le Fenix officialisait l’arrivée de Philippe Gardent comme manager général pour les trois prochaines années. Dimanche, le président toulousain Philippe Dallard a confirmé à 20 Minutes que l’ancien technicien parisien, auteur du triplé cette saison, occuperait aussi la fonction d’entraîneur, assisté de Danijel Andjelkovic dans un rôle d’adjoint-joueur. Un an à peine après son arrivée, l’Espagnol Toni Garcia quitte le club.

Pourquoi avoir recruté Philippe Gardent ?

Depuis longtemps, j’avais annoncé que j’avais besoin d’un manager général sur lequel m’appuyer, pour travailler sur le développement du club. Dans un premier temps, ce rôle aurait pu être confié à Jérôme Fernandez, qui a choisi une autre option. Mais je n’ai pas changé d’avis. Nous n’avons pas réussi cette année à atteindre les objectifs que nous nous étions fixés.

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De son côté, Philippe avait envie d’un nouveau challenge. Nous avons les mêmes sensibilités, les mêmes envies, le même ADN. Il a accepté de rejoindre notre projet. Le club avait besoin de quelqu’un de légitime. C’est le champion de France en titre, reconnu de ses pairs comme du grand public. C’est l’homme de la situation.

Vous vous connaissez depuis longtemps ?

Depuis que je suis arrivé dans le hand (il est président depuis octobre 2012). De par sa culture, développée à Chambéry, et son expérience, il est très centré sur des valeurs de partage, d’humilité et de travail qui me sont chères. Nous nous sommes vus plusieurs fois car nous avons des relations en commun. Le projet toulousain lui plaît depuis le début.

Quel sera son rôle exact ?

La gestion sportive de A à Z, de l’équipe première mais aussi des autres entités sportives du club. Il doit également participer au projet économique du club, à son développement. Manager général, c’est un poste clé.

Que devient Toni Garcia, l’entraîneur du Fenix lors de la saison écoulée ?

Il devrait repartir en Espagne. Un autre rôle lui a été proposé au sein du club, il ne l’a pas accepté. Nous avons trouvé une solution pour nous séparer (il restait une année de contrat au technicien espagnol) et on s’est mis d’accord avec Philippe (Gardent). C’était mieux pour Toni comme pour nous.

Cette saison aura vraiment été difficile…

Elle a été très paradoxale. Nous arrivons en quart de finale de la Coupe de France, où nous perdons de peu à Montpellier. On tutoie la victoire en Coupe de la Ligue. En D1, nous finissons dixièmes. Quand on a le dixième budget de D1, ce n’est pas une ineptie.

On se sauve bien, avec dix points d’avance sur le premier relégable. Il y avait moyen de gagner deux ou trois places mais ce n’est pas le classement en lui-même qui me gêne. En termes de qualité de jeu, de spectacle et de résultats à domicile, ou encore d’intégration des jeunes joueurs, ce n’a pas été satisfaisant.

Où en êtes-vous du recrutement ?

Il est terminé. Jérôme Fernandez s’en va et il y a quatre arrivées (trois recrues et le joker médical macédonien Goce Georgievski, qui a prolongé). On devrait avoir une équipe compétitive, en qualité comme en nombre de joueurs.

Quelles seront les ambitions du Fenix ?

Revenir au projet adopté voici quelque temps : être forts à domicile, faire du spectacle, développer la relation avec un public qui vient de plus en plus nombreux. Je ne vais pas dire qu’on doit terminer à une place plutôt qu’à une autre. Si on peut jouer les trouble-fête, on ne se gênera pas. Il ne faut pas se mettre en danger comme cette année dans un championnat de plus en plus relevé.