L'orchestre de chambre veut transformer l'essai

©2007 20 minutes

— 

Avec un taux de remplissage des salles de 82 %, l'orchestre de chambre de Toulouse a gagné le pari du public en trois ans. Ses musiciens l'ont fait renaître sous forme de société coopérative après sa mise en liquidation judiciaire en 2003.

Pour la prochaine saison, ils comptent poursuivre leur politique ouverte. « Nous continuerons à présenter l'oeuvre et les anecdotes qui vont avec, afin de faciliter l'écoute et briser le fossé entre les interprètes et le public », insiste Gilles Colliard, son directeur artistique. Et toucher ainsi un auditoire allant « des salles prestigieuses aux jeunes de banlieue ». Pour pérenniser cette politique, il espère bénéficier de financements accrus de ses partenaires institutionnels. « Nous allons bien financièrement car nous ne respectons pas la convention collective, les musiciens font des heures à titre gracieux », déplore Renaud Gruss, administrateur général.