TFC: Dix ans après, la coupe Gambardella reste «le meilleur souvenir» de Xavier Pentecôte

FOOTBALL En fin de contrat avec Nice, l’attaquant formé à Toulouse se souvient avec tendresse de la victoire en finale contre le Lyon de Benzema et Ben Arfa, en 2005...

Propos recueillis par Nicolas Stival

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Xavier Pentecôte sous le maillot du TFC, lors d'un match de Ligue 1 à Nancy, le 12 septembre 2009.
Xavier Pentecôte sous le maillot du TFC, lors d'un match de Ligue 1 à Nancy, le 12 septembre 2009. — P. Emile / Sipa

Voici dix ans, Xavier Pentecôte inscrivait l’un des six buts de la démonstration du TFC contre Lyon, en finale de la coupe Gambardella (6-2). Depuis, souvent blessé, l’ancien grand espoir n’a jamais pu exprimer tout son potentiel, sauf lors de ses deux prêts à Bastia, alors en Ligue 2.

Dix ans après, que sont devenus les bourreaux du Lyon de Benzema en coupe Gambardella ?

Transféré à Nice à l’été 2011, l’attaquant a enchaîné une rupture des ligaments croisés du genou, une opération du ménisque, un staphylocoque doré et enfin une nouvelle intervention chirurgicale pour une hernie discale, en juillet 2013, qui a débouché sur deux saisons blanches. En fin de contrat avec l’OGCN, Pentecôte (28 ans) revient avec plaisir sur ce 4 juin 2005.

Tout d’abord, comment allez-vous ?

J’ai toujours des problèmes physiques. La question de la fin de carrière se pose. Je serai fixé d’ici à la fin du mois, après avoir consulté des spécialistes, notamment du rachis. D’ici là, je ne veux pas me prononcer.

Voici dix ans, vous remportiez la Coupe Gambardella avec le TFC.

C’était génial, le meilleur souvenir de ma carrière… En fait, je place cette victoire au même niveau que le succès en championnat de Provence avec Aubagne, en benjamins, avant que je rejoigne Toulouse à l’âge de 15 ans.

Deux souvenirs d’enfance et d’adolescence…

Oui. La Gambardella, c’est encore l’innocence, la victoire de l’insouciance. Quand tu passes professionnel, ce ne sont plus les mêmes sensations. Là, tu as 17 ans, tu es encore un puceau du foot pro. C’est une aventure sportive avec des copains. Je me souviens de tout, de l’avant-match, du match et aussi de l’après-match. C’était la première fois que j’allais à Paris. On a fait une belle fête.

Que retenez-vous de la rencontre, qui s’est déroulée avant la finale de la Coupe de France remportée par Auxerre (L1) face à Sedan (L2) ?

Les tribunes se remplissaient au fur et à mesure du match. A la fin, il y avait 50.000 personnes pour nous encourager. C’est la première fois et sans doute la dernière que je jouais au Stade de France. Mais il y a des pros qui n’y ont jamais évolué…

Vous n’étiez pas favoris…

Non, mais nous étions une vraie équipe. En face, il y avait de très bons joueurs [Karim Benzema, Hatem Ben Arfa, Anthony Mounier, Loïc Rémy, Rémy Riou…] mais pas de collectif. Et puis, chaque fois que l’on frappait, il y avait but ! On a même mené 6-0. C'est la première fois que le TFC gagnait la coupe Gambardella et cela représentait une vraie fierté. Je reste très attaché à ce club et à cette ville où ma femme et ma première fille sont nées.

Vous souvenez-vous de votre but (sur la vidéo, à partir d’une minute et huit secondes) ?

Une frappe croisée à ras de terre, pas extraordinaire. D’ailleurs, j’ai chambré le gardien Rémy Riou avec ça, lorsqu’il a signé à Toulouse, en 2011. On partageait la même chambre lors du stage de présaison.

Avez-vous gardé des contacts avec vos coéquipiers de l’époque ?

Pas vraiment, sauf avec Rémi Lacroix qui est de Toulouse.

Aujourd’hui, une grande partie de l’équipe évolue au niveau amateur. Cela vous surprend-il ?

Oui et non. Sur une génération, il y a très peu de joueurs qui arrivent à faire une carrière professionnelle durable et stable. Rémi Lacroix [Colomiers, relégué en CFA] aurait pu faire un meilleur parcours. Mais avec Kevin Constant, Thomas Ayasse, Anthony Robic, Kevin Dupuis et moi, cela fait cinq gars qui ont fait carrière. Ce n’est pas mal.