Top 14: Les jeunes poussent enfin au Stade Toulousain

RUGBY Après quelques saisons délicates, la formation du Stade Toulousain semble de nouveau porter ses fruits au plus haut niveau...

Nicolas Stival

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Cyril Baille (au sol) vient d'inscrire l'essai du Stade Toulousain lors du barrage du Top 14 contre Oyonnax, le 30 mai 2015 à Toulouse.
Cyril Baille (au sol) vient d'inscrire l'essai du Stade Toulousain lors du barrage du Top 14 contre Oyonnax, le 30 mai 2015 à Toulouse. — P. Pavani / AFP

Dans un Top 14 où les équipes alignent des joueurs de première ligne souvent étrangers et expérimentés, le Stade Toulousain a détonné, samedi contre Oyonnax. Les Rouge et Noir ont terminé, et gagné, leur barrage (20-19) avec le trio Cyril Baille (21 ans, pilier gauche), Julien Marchand (20 ans, talonneur) et Dorian Aldegheri (21 ans, pilier droit).

Ces trois « gamins » ont aidé le pack stadiste à bousculer son homologue de l’Ain, pourtant réputé pour sa robustesse. « Ils ont fait une très belle entrée, apprécie le numéro 8 Gillian Galan, également sorti du banc samedi. Ils ont fait basculer le match en mêlée. »

Si Marchand, très utilisé cette saison, n’a joué que trois minutes contre Oyonnax, les deux piliers ont disputé 32 (Aldegheri) et 25 minutes (Baille). Ce dernier a même inscrit l’essai victorieux du Stade. « J’ai juste conclu une action de deux minutes où tout le monde a amené sa pierre à l’édifice, minimise le gaucher. C’est un honneur de finir le travail de toute l’équipe. »

Les trois Pitchouns espèrent désormais faire partie du groupe lors de la demi-finale à Bordeaux, samedi contre Clermont. « On se rend compte de la chance qu’on a », souligne Baille. Depuis la génération 1991 (Doussain, Bézy et Galan), aucun jeune ne s’est imposé sur la durée au Stade.

Ce trio d’avants marque-t-il un renouveau de la formation, en attendant les trois-quarts Arthur Bonneval et Thomas Ramos, auteurs chacun d’un essai ce mardi contre le pays de Galles (19-10), lors de l’ouverture victorieuse du Mondial des moins de 20 ans en Italie ?

Guy Novès prévient tout excès d’enthousiasme. « Ce sont plutôt des rentrées liées à des absences, à des blessures (Tialata), à des suspensions (Johnston), observe le manager général. Ils n’ont pas à rougir de leurs entrées. Ils ont répondu avec leur jeunesse, ils n’ont peur de rien. Après, quand on regarde de plus près, tout n’est pas parfait. »

Thierry Dusautoir se veut plus positif. « Ils ont montré qu’il y a de la relève à Toulouse », apprécie le capitaine du Stade et du XV de France. Le parcours de l'équipe Espoirs le confirme. Certes, elle a chuté en finale, dimanche face à son homologue du Racing-Métro (31-21). Mais elle a dû composer avec les absences de ses piliers habituels Aldegheri et Baille, retenus avec le groupe professionnel...