Cette image couleur de la Nébuleuse d'Orion a été constituée à partir des données acquises par le nouvel instrument MUSE qui équipe le Très Grand Télescope de l'ESO.
Cette image couleur de la Nébuleuse d'Orion a été constituée à partir des données acquises par le nouvel instrument MUSE qui équipe le Très Grand Télescope de l'ESO. — ESO/MUSE consortium/R. Bacon

SCIENCE

Toulouse: MUSE scrute les confins de l’Univers et débusque de nouvelles galaxies

La semaine de l’Astrophysique a lieu jusqu’au 5 juin à Toulouse et sera centrée sur ce nouvel instrument intégré au Très Grand Télescope…

Elles avaient même échappé au télescope spatial Hubble. Vingt-six galaxies très lointaines ont été repérées grâce à la technologie de l’instrument MUSE, installé depuis janvier 2014 sur le Très Grand Télescope, au Chili. Et l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP), basé à Toulouse, n’est pas étranger à ce succès puisqu’il a participé à sa réalisation.

A près de 13 milliards d’années-lumière

« MUSE permet de sonder l’univers très lointain et de comprendre comment fonctionnent les galaxies », explique Thierry Contini, directeur de recherche à l’IRAP/CNRS. Jeudi, à l’occasion de la semaine de l’Astrophysique française, qui se déroule dans la Ville rose cette année, il livrera au grand public les premières découvertes faites par cet instrument, à 21 h, salle du Sénéchal.

« Grâce à lui, nous allons pouvoir explorer les champs profonds pour détecter des objets loin de nous, qui remontent à près de 13 milliards d’années-lumière, au moment de la formation des galaxies », poursuit le chercheur qui compare son travail à de l’archéologie spatiale.

En pointant 27 heures MUSE sur une zone déjà observée par Hubble durant 150 heures, ces scientifiques ont pu détecter de nouvelles galaxies lointaines et déterminer leur distance. Ce spectrographe en 3D est déjà à l’œuvre, il est en train de scruter une autre portion de l’Univers. Et pourrait livrer prochainement de nouveaux résultats.