Régionales: Pour le PRG, Sylvia Pinel doit être tête de liste en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées

POLITIQUE Le Parti radical de gauche de Jean-Michel Baylet n’entend pas être un « supplétif » du PS aux élections régionales de décembre 2015…

N.S. avec AFP

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La ministre Sylvia Pinel, lors d'une visite à Strasbourg.
La ministre Sylvia Pinel, lors d'une visite à Strasbourg. — G. Varela / 20 Minutes

Le Parti radical de gauche (PRG) n’en démord pas : Sylvia Pinel doit être la tête de liste PS-PRG lors des élections régionales de décembre, pour la région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées.

« Nous n’accepterons pas d’être des supplétifs dans 13 régions sur 13. Il faut trouver des solutions. Comme elles n’ont pas été trouvées jusqu’à maintenant, nous avons avancé sur la région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées », a déclaré Jean-Michel Baylet, le président du PRG, mercredi sur France Info.

« Il y a 13 régions en France. Il n’est pas pensable que le PS demande aux Radicaux de gauche, qui est le seul parti allié dans la majorité gouvernementale », de ne pas avoir de tête de liste aux régionales, a-t-il précisé.

Tarn-et-Garonnaise comme Jean-Michel Baylet, Sylvia Pinel (37 ans), ministre du Logement, de l’Egalité des territoires et de la Ruralité, est l’une de ses deux représentants au gouvernement avec le secrétaire d’Etat aux Sports Thierry Braillard.

Carole Delga poussée par le PS

Seulement, le PS souhaite que la tête de liste en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées revienne à la secrétaire d’Etat socialiste Carole Delga, qui a fait acte de candidature et a même indiqué, tout comme Manuel Valls, qu’elle quitterait le gouvernement en juin pour mener campagne.

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Le patron du PRG a avancé ses arguments. Midi-Pyrénées, « c’est la région où nous sommes le mieux implantés et où, traditionnellement, nous avons nos bataillons et nos élus. Et en Languedoc-Roussillon, nous nous sommes aussi beaucoup développés avec l’arrivée d’un certain nombre de responsables politiques de premier rang », a fait valoir Jean-Michel Baylet.

Celui-ci a notamment cité Didier Codorniou, maire de Gruissan (Aude) depuis 2001, exclu du PS en 2010 pour cause de soutien à Georges Frêche et qui a rejoint le PRG en 2014.

Le PRG avait notamment obtenu la tête de la liste PRG-PS aux dernières élections européennes de 2014 dans la circonscription Sud-Ouest.