Toulouse: Yoan Crouzillat, l'incontournable «ambianceur» du Fenix et des Spacer's

SPORT Le jeune animateur enflammera de nouveau le Palais des sports ce mercredi, pour le match de handball entre le Fenix et Aix…

Propos recueillis par Nicolas Stival

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Le speaker Yoan Crouzillat lors du match de D1 de handball entre le Fenix et Nîmes, le 18 février 2015 au Palais des sports de Toulouse.
Le speaker Yoan Crouzillat lors du match de D1 de handball entre le Fenix et Nîmes, le 18 février 2015 au Palais des sports de Toulouse. — Manuel AOP

Tenue « flashy », bagout de folie… Yoan Crouzillat va encore faire bouger le public du Palais des sports de Toulouse, mercredi lors du match du Fenix contre Aix, en D1. L’ancien handballeur et professeur de sport en région parisienne a changé de vie après une blessure au genou. Responsable des animations de la station de ski ariégeoise d’Ax-3-Domaines depuis 2008, le jeune homme officie aussi pour les Spacer’s volley et pour la Ligue nationale de handball (Coupe de la Ligue et Trophée des champions).

Comment êtes-vous devenu le speaker du Fenix ?

Quand je suis arrivé à Toulouse pour suivre une formation en management des stations de montagne, j’ai cherché un club de hand pour jouer. J’ai été très bien accueilli par l’Union, dont le président, Philippe Thévenet, était aussi membre du directoire du Toulouse Handball (ancien nom du Fenix). Christophe Kempé, qui occupait la fonction de speaker à l’époque, m’a aussi aidé. Mercredi, j’achève ma quatrième saison.

Et vous travaillez aussi pour les Spacer’s volley

Oui, j’ai terminé ma deuxième saison avec eux. Ils cherchaient un animateur, plus qu’un speaker. L’animateur est vraiment là pour faire bouger la salle.

Pour un animateur, quelle est la différence entre les deux sports ?

Le volley est plus saccadé. Il faut mettre plus de musique, intervenir davantage. Au volley, on voit mieux d’en haut (il est placé à côté des journalistes, en tribune de presse). Mais pour intervenir lors d’un temps mort, il vaut mieux être sur le parquet, où je me trouve lors des matchs de hand. J’ai trouvé la parade : je monte sur les tables.

Lors d’un match de Ligue A de volley entre les Spacer’s Toulouse et Paris, le 24 janvier 2015 au Palais des sports de Toulouse. - Manuel AOP

Vous officiez aussi comme DJ…

Oui. Enfin, je dirais plutôt que je suis un passeur de musique. Avant un match, je me renseigne sur la prononciation des noms de joueurs adverses et j’étudie la situation des clubs et leur classement.

Vous avez vos musiques préférées ?

Beaucoup de chansons reviennent souvent, mais j’essaie de trouver d’autres trucs, d’être en phase avec l’époque. Pour les temps morts, j’aime bien « Ces soirées-là » de Yannick. Je sais que le morceau n’est pas apprécié de tout le monde, mais c’est facile de danser dessus, avec une petite chorégraphie. On chante, on fait les cons, on est ensemble. Mais je suis très éclectique, je peux aussi passer Queen ou AC/DC.

Quel est votre meilleur souvenir ?

En volley, la rencontre de Coupe d’Europe contre le Dinamo Moscou, en janvier. Tout le monde était debout ! A la sortie du match, j’étais cramé ! J’ai mis deux jours à m’en remettre. Et en hand, les derniers matchs contre Paris, très, très serrés.

Et le pire ?

Lors d’un match de Coupe de la Ligue de handball, j’ai tenté de lancer une double ola, derrière chaque but. Mais pendant les temps morts, il n’y a pas suffisamment de temps pour la mettre en place… Une autre fois, j’ai demandé au public de mimer le mouvement de la moto, les bras tendus comme si on chevauchait une Harley et ça n’a pas vraiment marché.

Avez-vous des retours de joueurs ou d’entraîneurs ?

Avec les Spacer’s, très souvent. Ils sont ravis car ils n’ont peut-être pas l’habitude dans les autres salles de tomber sur un speaker aussi fou (sourire). En handball, les joueurs sont tout le temps dans leur match et ils ne se rendent pas forcément compte du reste. A l’issue d’un match où il était dans les tribunes, Danijel Andjelkovic est venu me féliciter. Lors de la soirée après la dernière finale de Coupe de la Ligue, l’entraîneur de Nantes Thierry Anti m’a aussi dit qu’il avait trouvé ça très bien.