Affaire du partiel d'anglais annulé à Toulouse : Suite et (peut-être) fin de l'imbroglio

UNIVERSITE Jeudi, 2.800 étudiants voyaient leur partiel d'anglais annulé à la dernière minute. Le président de l'université Toulouse Jean-Jaurès veut désormais «réparer» les dégâts causés par «cet accident»...

Hélène Menal
Toulouse, le 26 mai 2015 - Vues générales de l'université Toulouse 2 Jean-Jaurès
Toulouse, le 26 mai 2015 - Vues générales de l'université Toulouse 2 Jean-Jaurès — HÈlËne MÈnal / 20 Minutes

La rocambolesque affaire du partiel d’anglais annulé jeudi à l’Université Toulouse 2 Jean-Jaurès fait des ricochets. Rappelons que 2.800 étudiants ont appris mercredi, à 23 heures, via leur messagerie interne, que l’examen était annulé et qu’en conséquence tout le monde obtiendrait la note de 10 sur 20.

Ils ne passent pas l’examen mais ils ont tous la moyenne

Une bonne nouvelle pour certains, un scandale pour d’autres qui ont un bon niveau et comptaient fermement sur cette note. L’université a proposé aux mécontents de revenir fin juin, exceptionnellement, en session de rattrapage. Mais là, le syndicat étudiant Unef s’en est mêlé. « Cela peut être discriminant pour leur poursuite d’étude, car ce sera stipulé sur leur dossier pédagogique », argumente son président Romain Panza.

Examen annulé à l’université Jean Jaurès : Les etudiants ne doivent pas être pénalisés par une erreur de l’administration! Toulouse@UNEF
— C. de Belleville (@Catherine2Belle) May 25, 2015
 

Arbitrage mercredi

Du coup, Jean-Michel Minovez, le président de l’université, a tenu une réunion de concertation ce mardi. « L’arbitrage aura lieu mercredi et nous retiendrons la solution la moins pénalisante pour les étudiants », assure-t-il. Pour les bons élèves, une moyenne des notes de contrôle continu devrait être faite. Mais il reste encore à régler le cas de ceux qui sont inscrits en contrôle terminal et/ou qui étaient venus de loin pour passer le partiel de jeudi.

En attendant une décision définitive, le président a levé le voile sur l’origine de cet imbroglio. Il s’agit d’un problème de doublon dans l'amphi 8. Il était réservé le même jour, à la même heure évidemment, à la fois pour une partie des étudiants en anglais et pour l’examen du diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU).

« Une succession d’erreurs humaines »

L’erreur a été découverte mercredi. Des responsables ont arbitré en faveur du DAEU. L’examen d’anglais, qui testait la compréhension et nécessitait donc du matériel vidéo aurait dû être organisé ailleurs. Au lieu de cela, il a été purement et simplement annulé, y compris pour les étudiants qui ne devaient pas le passer dans l’amphi 8.

« Cet examen aurait dû se tenir mais il y a eu une succession d’erreurs humaines, concède Jean-Michel Minovez. A nous maintenant de sortir de cet accident par le haut. »