Toulouse: Un centre d'insertion «strict» pour les jeunes ouvrira en 2016

SOCIETE L’établissement public d’insertion de la Défense (Epide) annoncé par le Président de la République ouvrira en 2016 à Toulouse. 150 jeunes volontaires pourront y remettre le pied à l’étrier…  

Helene Menal

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Les pensionnaires de l'Epide d'Alençon en avril 2015
Les pensionnaires de l'Epide d'Alençon en avril 2015 — SIPA

Uniforme, discipline et persévérance. Voilà trois des piliers des établissements publics d’insertion de la Défense (Epide), créés en 2005 pour insérer socialement des jeunes volontaires dans l’impasse.

Ces centres sont placés sous la triple tutelle des ministères de la Défense, de la Ville et de l’Emploi. Il en existe 18 en France et François Hollande, dans son discours du 29 avril 2015 pour la jeunesse, a annoncé deux autres ouvertures, dont une dans le sud.

Une vieille histoire…

Et c’est désormais confirmé, cet Epide sera à Toulouse ou dans son agglomération. Il devrait permettre à 150 jeunes de 18 à 25 ans de bénéficier d’une remise à niveau scolaire, d’un apprentissage de la vie en collectivité et d’une formation professionnelle pour une période pouvant varier de six mois à deux ans. Le tout « dans un cadre strict et sécurisant », comme l’explique le site dédié.

Une fois n’est pas coutume, le Capitole salue l’annonce de cette implantation. « Enfin un Epide à Toulouse, s’exclame François Chollet (UMP), le président du groupe de la majorité municipale, nous sommes fiers de porter ce projet ambitieux qui va enfin voir le jour. » Il faut dire que Jean-Luc Moudenc (UMP), le maire, n’avait cessé de réclamer un Epide dès 2011 lorsqu’il était dans l’opposition. En vain.

A l’époque, des premières négociations avaient eu lieu entre la mairie et l’Etat pour la cession d’une parcelle constructible située chemin de Tucaud, dans le quartier Saint-Simon. Aujourd’hui, la préfecture privilégie la recherche d’un bâtiment préexistant pour installer cet internat de la seconde chance.