Toulouse: Ils n'ont pas passé l'examen mais ils ont tous la moyenne...

UNIVERSITE A l’université Jean-Jaurès, un partiel d’anglais prévu jeudi a été annulé au dernier moment. Les 1.600 étudiants concernés auront 10 sur 20. Mais certains espéraient mieux…

Hélène Menal
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A l'entrée du campus de l'université Jean-Jaurès
A l'entrée du campus de l'université Jean-Jaurès — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Le flegme des étudiants en anglais de l’Université Toulouse Jean-Jaurès (ex-Mirail) a été mis à rude épreuve cette semaine. Théoriquement, 1.600 d’entre-eux devaient passer jeudi 21 mai, à 14 heures, leur deuxième partiel de l’année.

Ces épreuves devaient mobiliser tous les amphis du campus de lettres, aussi était-il recommandé d’arriver largement en avance afin d’avoir le temps de trouver sa place attitrée avant de plancher. Mais la course d’orientation a tourné court. Pour la bonne et simple raison que le partiel n’a jamais eu lieu. Et c’est à 23 heures mercredi soir que les étudiants concernés ont été informés de l’annulation via l’outil numérique interne à l’université.

« Contraintes calendaires »

Last but not least, le lendemain un communiqué les informait qu’en raison « de contraintes calendaires », l’examen ne serait pas reprogrammé. Bilan, tous les étudiants convoqués se voient attribuer la note de 10 sur 20, et ceux qui se sentiraient lésés seront « exceptionnellement » autorisés à venir en rattrapage fin juin…

Au Mirail ils nous auront vraiment tout fait. Mais alors annuler un partiel la veille ca surplombe tout ca
— sandra (@_Iamyourlolita_) May 21, 2015

 

Ce pataquès est largement commenté sur les réseaux sociaux. « On se moque du monde ! C’est quand même un comble pour une université de ne pas parvenir à organiser un partiel », peste un étudiant qui souhaite garder l’anonymat. Il travaille pour financer ses études et s’était libéré pour jeudi. En plus, il a « bon niveau » en anglais et comptait sur ce partiel pour compenser quelques ratages dans d’autres matières.

L’incident est apparemment lié au vaste chantier qui perturbe le campus en ce moment. Mais la présidence de l’université ne souhaite pas commenter l’affaire. « Les étudiants concernés ont toutes les informations nécessaires », se contente-t-elle d’indiquer.