Toulouse: Le CHU va droit au cœur

SANTE Le service de cardiologie du CHU est à la pointe de la recherche et privilégie désormais l’interdisciplinarité…

Béatrice Colin

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Une intervention chirurgicale.
Une intervention chirurgicale. — CHU de Toulouse

D’ici à la fin de l’année, les équipes du CHU de Toulouse pourraient avoir implanté un cœur artificiel Carmat. Le service cardiologie de l’hôpital Rangueil a été sélectionné après ceux de Nantes et Paris pour tester cette nouvelle technologie qui a déjà bénéficié à trois personnes.

Chirurgie de pointe

Une technique de pointe en adéquation avec la politique des hôpitaux de Toulouse qui ont officialisé mardi la création de l’Institut Cardiomet. A l’image de ce qui se fait à l’Oncopole, ses responsables veulent développer les relations entre les différents services s’occupant des pathologies métaboliques et cardiovasculaires afin de faciliter le parcours du patient mais aussi d’être plus performants sur la recherche et les thérapies de demain.

« Le CHU ce n’est pas uniquement le lieu où l’on fait des soins, c’est aussi l’endroit où l’on invente la médecine du futur », explique Jacques Léglise, le directeur général du CHU. Comme le projet Osicat, piloté par professeur toulousain Michel Galinier. Cette expérimentation, lancée il y a deux ans, permet de surveiller à distance les insuffisants cardiaques.

Un centre national de référence

Parmi les grandes avancées, le CHU de Toulouse peut aussi compter sur des interventions innovantes comme celles menées par le service de chirurgie cardio-vasculaire. Depuis janvier 2014, il a réalisé 20 implantations d’une prothèse hybride thoraflex qui permet de remplacer l’aorte thoracique lorsque celle-ci est abîmée.

Cela représente 20 % des opérations de ce type ayant eu lieu en France, ce qui fait du CHU le centre national de référence. « Nous réparons l’aorte dans sa totalité et en une seule chirurgie quand il y a un anévrisme. Nous arrivons à faire cicatriser l’aorte et les patients reprennent une vie normale», assure le professeur Bertrand Marcheix qui pratique ces opérations. Pour ce médecin, le lancement de l’institut Cardiomet est l’opportunité de travailler de manière pluridisciplinaire, d’explorer avec des spécialistes les aspects génétiques de ces maladies.