VIDEO. Midi-Pyrénées: Vif échange entre Christiane Taubira et Dominique Reynié sur Canal +

POLITIQUE La garde des Sceaux et le candidat de l'UMP investi pour les prochaines élections régionales en Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon se sont accrochés sur le plateau du Supplément...

Julie Rimbert

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Christiane Taubira a eu un échange musclé ce dimanche avec le politologue Dominique Reynié.
Christiane Taubira a eu un échange musclé ce dimanche avec le politologue Dominique Reynié. — Salvatore Di Nolfi/AP/SIPA

La discussion était un peu animée. Ce dimanche sur le plateau du Supplément de Maïténa Biraben sur Canal +, Dominique Reynié, la tête de liste UMP-UDI aux prochaines élections régionales en Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon, a eu un échange vif avec la garde des Sceaux, Christiane Taubira, à propos de la condamnation d’un militant anti-mariage pour tous. C’est L’Express qui rapporte cette altercation.

Nicolas Bernard-Buss, 23 ans, a été condamné en juin 2013 à quatre mois de prison ferme dont deux avec sursis pour manifestation non autorisée et rébellion. En appel, il avait écopé de 3.000 euros d’amende. Le jeune homme a effectué vingt jours de prison à Fleury-Mérogis. Dominique Reynié, politologue, s’est dit «choqué qu’il ait été emprisonné trois semaines pour avoir été contre. On doit dans ce pays avoir le droit d’être contre».

Débat sur le délit d’opinion

Christiane Taubira lui répond alors «Vous êtes en train de mettre en cause, la justice, le pays… Tout le monde est devenu fou. On ne met pas une personne en taule parce qu’elle est contre. C’est dans ce pays-là qu’on vit ? Ça m’a échappé». Dominique Reynié ne se dégonfle pas et lui retorque «qu’aucun fait de violence ne pouvait lui être reproché. C’est d’une sévérité extrême. Une comparution immédiate n’avait pas lieu d’être». Christiane Taubira lui assure alors que «lorsqu’il y a des manifestations et des voies de faits, il y a en général des comparutions. Et ce n’est pas depuis trois ans».

Critique du Figaro

Le politologue investi par l’UMP poursuit le débat en rappelant qu’il a écrit un article le 8 juillet 2013 dans Le Figaro, intitulé «Y a-t-il en France un retour du délit d’opinions ?». La garde des Sceaux s’emporte alors, comparant le quotidien de droite à la Pravda, l’ancien journal de propagande du parti communiste russe. «Ne me faites pas de leçon de morale. Si vous défendez la liberté d’expression, vous m’autorisez à avoir une opinion, puis une expression sur un journal qui, tous les deux jours, écrit des mensonges concernant la politique», lui lance alors Christiane Taubira.