Aéroport de Toulouse: Georges Méric prêt à racheter les dernières parts de l'Etat

ECONOMIE Le président du Conseil départemental propose à la CCI, la Région et Toulouse Métropole de s'unir pour racheter les 10,01% de parts de l'Etat dans la société gestionnaire de l'aéroport...

Beatrice Colin

— 

On the site of the airport of Toulouse-Blagnac . The state wants to sell its shares and choose the Chinese representatives to the Symbiosis consortium to buy 49.9 % of the capital. In 2013, the turnover of the company Toulouse-Blagnac Airport is ¨ 117.4 million with a net profit of ¨ 5.3 million. Toulouse, FRANCE-23/12/14/SCHEIBER_1218.15/Credit:Fred Scheiber/SIPA/1412241229
On the site of the airport of Toulouse-Blagnac . The state wants to sell its shares and choose the Chinese representatives to the Symbiosis consortium to buy 49.9 % of the capital. In 2013, the turnover of the company Toulouse-Blagnac Airport is ¨ 117.4 million with a net profit of ¨ 5.3 million. Toulouse, FRANCE-23/12/14/SCHEIBER_1218.15/Credit:Fred Scheiber/SIPA/1412241229 — SIPA

Le nouveau président du Conseil départemental, le socialiste Georges Méric, n'a jamais caché qu'il n'était pas favorable à la vente au privé des parts de l'Etat dans la société gestionnaire de l'aéroport de Toulouse-Blagnac (ATB).

Mais depuis vendredi 17 avril, un consortium chinois est officiellement propriétaires de 49,9% des parts mis à la vente par le gouvernement durant l'été dernier.

Aéroport de Toulouse: la vente à des Chinois officialisée pour 308 millions d'euros

Du coup, le président du conseil départemental de Haute-Garonne, actionnaire à hauteur de 5% dans la société ATB, a décidé de se focaliser sur les 10% de parts toujours détenues par l'Etat. Ce jeudi, il a indiqué qu'il avait envoyé un courrier aux trois autres actionnaires publiques de la société: la Chambre de commerce, la Région et Toulouse Métropole. Il leur propose de racheter ces 10, 01% ensemble.

«Notre objectif est clair: l'aéroport doit rester à majorité publique. Pour cela, le Conseil départemental prend ses responsabilités en souhaitant instaurer une dynamique commune entre les différents actionnaires publics locaux afin de racheter à l'État les 10,01% de part qui lui reste. Cette voie représente la meilleure garantie pour maintenir un contrôle public et garantir un développement équilibré de notre aéroport», a fait valoir en session plénière le président fraîchement élu.

Georges Méric a donc invité ses homologues, Alain di Crescenzo pour la CCI, Martin Malvy pour la Région et Jean-Luc Moudenc pour Toulouse Métropole, à discuter des modalités pour y parvenir lors d'une table ronde.