Barrage de Sivens: Retour des zadistes près du site

ENVIRONNEMENT Une centaine de zadistes ont prévu de se réunir, ce week-end, près de Sivens, où un nouveau projet de barrage contesté doit voir le jour...

G.D. avec AFP
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Manifestation de 500 personnes du mouvement Zadiste en lutte contre le projet de barrage a Sivens, contre les violences policieres et en homage a Remy Fraysse tue sur le site de Sivens par une grenade policiere. Toulouse, FRANCE - 21/02/2015./LANCELOT_FLA010/Credit:LANCELOT FREDERIC/SIPA/1502222028
Manifestation de 500 personnes du mouvement Zadiste en lutte contre le projet de barrage a Sivens, contre les violences policieres et en homage a Remy Fraysse tue sur le site de Sivens par une grenade policiere. Toulouse, FRANCE - 21/02/2015./LANCELOT_FLA010/Credit:LANCELOT FREDERIC/SIPA/1502222028 — SIPA

Les zadistes sont de retour du côté de Sivens, dans le Tarn. Ils avaient été expulsés, le 6 mars 2015, du site du projet de barrage. Entre 50 et 150 personnes, selon les gendarmes ou les écologistes, organisent, ce week-end, une rencontre à une vingtaine de kilomètres de là. Cette réunion mobilise 220 gendarmes chargés d'empêcher toute réoccupation du site, selon l'AFP.

Installés près de Graulhet

Les opposants au projet du barrage ont trouvé asile sur une propriété privée proche de Graulhet pour ce «Printemps 2 Sivens», consacré à des échanges sur le bilan et les perspectives de leur lutte.

 

Les 40 opposants les plus résolus à tout barrage à Sivens avaient été expulsés du site qu'ils occupaient depuis 18 mois, le jour même où le conseil général adoptait le principe d'une retenue d'eau de taille réduite, sur le même site. C'est là que le jeune militant écologiste Rémi Fraisse avait été tué il y a six mois, le 26 octobre 2014, par l'explosion d'une grenade offensive de la gendarmerie.

Pas de mobilisation de masse

Les forces de l'ordre ne craignent pas de mobilisation de masse ce week-end, d'autant que le collectif des zadistes «Tant qu'il y aura des Bouilles (des zones humides)» appelait, jeudi, à «ne pas communiquer le lieu de ces rencontres à grande échelle (i.e. sur Internet) insistant sur leur côté familial et résolument convivial».

Heurts avec les agriculteurs

La tension était à son comble, au début mars, entre les zadistes et les agriculteurs de la FNSEA qui menaçaient d'expulser eux-mêmes les occupants si la gendarmerie ne le faisait pas. Plusieurs heurts se sont produits dans les jours précédents l'évacuation du site. Les agriculteurs, souvent accusés par les zadistes de constituer des «milices fascistes», affichent depuis leur volonté d'apaisement.