Toulouse: Le blues des policiers du centre de rétention

SOCIAL Stress, multiplication des arrêts maladie: les membres de la police aux frontières tirent la sonnette d'alarme...

Beatrice Colin

— 

Centre de retention administrative de Cornebarrieu Direction Departementale de la Police aux Frontieres.
Centre de retention administrative de Cornebarrieu Direction Departementale de la Police aux Frontieres. — Alexandre GELEBART/REA

Gros malaise au centre de rétention de Cornebarrieu. Mais il n'est pas là où on pourrait s'y attendre. Avec deux tiers des effectifs absents depuis le début de la semaine pour maladies ou vacances, les membres de la police aux frontières ont décidé de tirer la sonnette d'alarme. 

«Nous n'avons pas assez de monde pour gérer le centre de rétention, s'il y a une rébellion générale on fait comment? C'est comme s'il n'y avait pas assez de personnel à la prison de Seysses», relève Cédric Vergé du syndicat Unité SGP Police

 

Depuis plusieurs jours, les arrêts maladie se sont multipliés «à cause de la pression», relève ce policier. «Il nous manque au moins cinq personnes dans chacune des deux unités», estime le syndicaliste.

Réunion ce mardi après-midi

Face à ce malaise, les représentants du personnel seront reçus cet après-midi par le directeur zonal adjoint de la Police aux frontières, venu spécialement de Bordeaux.

«Ce sera l'occasion de faire part de nos inquiétudes face à cette vague de congés maladie et à la dégradation des conditions de travail au centre de rétention déjà dénoncée lors d'une réunion du Comité hygiène et de sécurité le 25 février dernier», insiste de son côté Luc Escoda, du syndicat Alliance.