Pyrénées: Les pros-ours trouvent que Ségolène Royal manque de «bravitude», ils attaquent en justice

JUSTICE Les associations pro-ours estiment que la ministre ne fait pas le nécessaire pour rendre la population d'ours viable. Ils passent à l'offensive devant le tribunal administratif...

Hélène Ménal

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Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie.
Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie. — SIPA

«Peut-être qu'une condamnation compensera son manque de "bravitude".» C'est par ce coup de griffe à l'égard de Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie, que deux associations pro-ours (Férus et Pays de l'ours-Adet) ont annoncé jeudi leur intention d'attaquer l'Etat devant le tribunal administratif.

Pyros domine trop la lignée

Ces militants qui réclament à cor et à cri des lâchers supplémentaires, en particulier d'ours mâles, pensent que les autorités jouent la «montre» sur ce sujet délicat qui divise les populations. Ils s'appuient donc sur les Lois et directives européenne pour assigner l'Etat pour «manquement à son obligation de protection de l'ours brun dans les Pyrénées».

Les ours ont eu la patte un peu lourde

Selon ces amoureux des ours, c'est le moment ou jamais de transformer l'essai et d'assurer définitivement la viabilité de l'espèce dans le massif. La nature s'en charge en partie puisque six nouveaux mammifères ont été détectés en un an, portant leur nombre à 31.

 

Mais les spécialistes soulignent aussi que les oursons qui naissent descendent quasiment tous en ligne directe de Pyros, le «Casanova» du massif, créant une consanguinité de mauvais aloi.