Un avocat de Toulouse veut saisir la justice pour empêcher l'UMP de devenir «Les Républicains»

POLITIQUE Christophe Lèguevaques annonce qu'il va demander la nullité de la marque déposée par l'UMP «au nom de tous les républicains indignés»...

Helene Menal

— 

L'UMP, en quête de "plus de transparence" et de "démocratie", acte l'organisation d'une primaire ouverte au centre en 2016
L'UMP, en quête de "plus de transparence" et de "démocratie", acte l'organisation d'une primaire ouverte au centre en 2016 — Kenzo Tribouillard AFP

«Aucun parti, aucune faction ne peut prétendre détenir seul un titre qui appartient à tous». C'est un des arguments donnés par Christophe Lèguevaques pour dénier à l'UMP l'appellation «Les Républicains».

L'avocat toulousain annonce sur son blog qu'il a accepté «la charge d'une action en justice afin d'obtenir la nullité de la marque déposée par l'UMP» auprès de l'Institut national de la propriété intellectuelle (INPI).

Dépôt du recours le 5 mai

Il le ferait à la demande «de plusieurs républicains», dont il ne révélera le nom que le 5 mai,  jour où la procédure sera initiée. Christophe Lèguevaques, jamais avare d'un buzz, précise qu'il s'agit de la «date anniversaire des Etats généraux de 1789».

L'UMP se dote de nouveaux statuts

L’avocat, classé à gauche, n'est pas le premier venu. Il possède un cabinet à Paris et un autre dans la Ville rose, avec un goût prononcé pour les dossiers à la fois médiatiques et compliqués. Il a défendu la ville de Toulouse dans le dossier AZF ou encore les surirradiés du CHU de Rangueil. Actuellement, il se démène pour le compte du collectif qui tente de faire annuler la privatisation de l'aéroport Touluse-Blagnac au profit d'un consortium chinois.

L'UMP dénonce un coup de pub

«Si Christophe Leguevaques croit qu'être Républicain, c'est nécessairement être de Gauche, il fait un lourd contresens. En réalité, il cherche une nouvelle fois par cette action à faire une opération de communication visant à faire parler de lui» , a réagi jeudi soir l'UMP qui «ne voit pas en quoi cette action juridique est fondée».