Toulouse: Le gendarme avait cambriolé sa propre gendarmerie

FAITS-DIVERS Ce spécialiste des cambriolages, bien noté par sa hiérarchie, a notamment dérobé les armes de service de ses collègues. Il a écopé d'un an de prison avec sursis...

H.M.
— 
Un gendarme sur le terrain. Illustration.
Un gendarme sur le terrain. Illustration. — SIPA

Il faisait partie du «groupe cambriolage» de la gendarmerie de la Haute-Garonne. Et, ironie du sort, c'est pour avoir organisé lui-même un cambriolage qu'il a vu sa carrière stoppée net. Un forfait commis qui plus est dans sa propre brigade.

C'est la Dépêche du Midi qui raconte dans son édition de vendredi l'insolite histoire de cet ex-adjudant-chef, très motivé et bien noté par sa hiérarchie, qui a été jugé jeudi par le tribunal correctionnel de Toulouse.

Un plan absurde pour masquer une étourderie

La descente aux enfers de cette étoile montante de la gendarmerie commence fin septembre 2013, quand il égare son arme de service, un pistolet automatique. Le futur officier, aujourd'hui âgé de 39 ans, n'ose pas avouer sa distraction qui ferait tache. Alors, il imagine l'improbable, «un plan d'une absurdité confondante», a-t-il lui même admis à la barre : le cambriolage des locaux toulousains de sa propre brigade, à Saint-Michel.

Beau butin

Il passe à l'action, le 7 octobre 2013 à l'aube. Il ouvre une fenêtre pour faire croire à un monte-en-l'air, débranche la surveillance, et repart avec un beau butin : quatre pistolets appartenant à ses collègues mais aussi des munitions, des stupéfiants et du liquide placés sous scellés.

L'ex-gendarme a écopé d'un an de prison avec sursis. Selon le quotidien régional, il est désormais employé dans une société de sécurité en région parisienne.