Toulouse: Une nouvelle salle d'accouchement «nature» au CHU

SANTE Le CHU de Toulouse vient d'ouvrir sa première salle d'accouchement physiologique...

Béatrice Colin

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Nouvelle salle d'accouchement physiologique de l'hôpital Paule-de-Viguier, au CHU de Toulouse.
Nouvelle salle d'accouchement physiologique de l'hôpital Paule-de-Viguier, au CHU de Toulouse. — CHU Toulouse

Trois petits Toulousains y ont déjà vu le jour. A l'instar d'autres maternités, l'hôpital public Paule-de-Viguier propose désormais aux futures mamans de pouvoir accoucher le plus naturellement possible, en toute sécurité, au sein de sa nouvelle salle physiologique.

Moins médicalisé

Moins médicalisé que les salles d'accouchement traditionnelles, ce nouveau lieu offre aux femmes enceintes la possibilité de prendre un bain, de faire participer le papa au travail, de se suspendre à des «lianes» ou encore de s'allonger sur un lit qui fait plus de 90 centimètres de large.

Répondant à une demande des patientes, c'est la deuxième du genre à ouvrir ses portes dans l'agglomération toulousaine, après celle de la clinique privée Saint-Jean-Languedoc.

A la clinique Saint-Jean-Languedoc, elles accouchent comme à la maison

«Le CHU apporte ainsi une réponse à tous les types d'accouchement, très médicalisés avec des équipements de pointe, ou moins médicalisés avec cette salle nature», assure Estelle Oussar, la directrice déléguée du Pôle Femme-Mère-Couple au CHU de Toulouse.

5 à 10% des accouchements concernés

Mais pour donner naissance à son enfant dans ces conditions, «il y a des critères stricts d'admission. Seuls 5 à 10 % des 4.500 accouchements que nous pratiquons chaque année pourront y être réalisés», assure le professeur Olivier Parant, le responsable de l'équipe médicale obstétrique.

Contrairement à la clinique Saint-Jean-Languedoc où des sages-femmes libérales peuvent assister leurs patientes, là, c'est le personnel du CHU qui les suivra tout au long de l'accouchement.

En plus d'avoir une grossesse sans complication, l'une des premières conditions pour accéder à cette salle c'est d'être capable d'accoucher sans péridurale. Or, plus de 90% des femmes y ont recours. Deux mamans, qui avaient commencé à accoucher naturellement n'ont pas résisté à la douleur et ont finalement été transférées dans salle attenante pour bénéficier d'une anesthésie.