Toulouse: Le TMB prépare l'avenir avec Olivia Epoupa, «joker» pour Antonija Misura

BASKET La jeune meneuse française doit rester au Toulouse Métropole Basket, assure le vice-président Philippe Tedesco. L'avenir de l'arrière croate semble plus flou...

Nicolas Stival

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La Croate du Toulouse Métropole Basket Antonija Misura sous les yeux de sa coéquipière du TMB Olivia Epoupa (numéro 0), lors du match de Ligue féminine contre Charleville-Mézières, le 19 octobre 2014 à Paris.
La Croate du Toulouse Métropole Basket Antonija Misura sous les yeux de sa coéquipière du TMB Olivia Epoupa (numéro 0), lors du match de Ligue féminine contre Charleville-Mézières, le 19 octobre 2014 à Paris. — H. Collot / Sipa

La saison s’est achevée samedi pour le Toulouse Métropole Basket. Dixième de Ligue féminine, le TMB a raté le Top 8, à la différence de la saison dernière. Pas de quoi abattre Philippe Tedesco, son vice-président exécutif, qui se projette sur l’avenir.

Quel bilan tirez-vous de la saison qui s’achève?

Il y a deux aspects. Sur le plan sportif, c’est un petit peu décevant. On visait les huit premières places. Notre équipe a été capable de battre le troisième, Villeneuve-d’Ascq, quinze jours après avoir perdu face au dernier, Calais. On a gagné autant de matchs que la saison dernière, mais le championnat a été un peu différent.

Quel est l’autre aspect?

Dans le développement du club, on trouve beaucoup de choses positives. Nous avons triplé notre fréquentation. Avec 1.600 spectateurs de moyenne par match à domicile, nous faisons même partie des trois ou quatre premières affluences de Ligue féminine. On est en train de construire le club.

Notre équipe U17 est en finale du championnat de France après avoir battu Bourges, la référence, en demi-finale. La finale aura lieu le 2 mai contre Lyon, en lever de rideau de la finale senior. C’est une première dans l’histoire du club. Notre centre de formation se positionne parmi les tout meilleurs de France. Désormais, nous avons plus de demandes que de places disponibles.

Au niveau du recrutement, il y a eu une grande réussite avec Olivia Epoupa. Mais pour les étrangères, ça a été plus difficile…

Nous avons quatre joueuses étrangères. Il n’y a pas de souci avec les deux que nous connaissions déjà, Miranda Ayim et Antonija Misura. Pour les nouvelles, Nicole Michael et Sofie Hendrickx, ça a été plus compliqué. Elles se sont davantage révélées en fin de saison.

Le recrutement est-il déjà commencé en vue de la saison prochaine?

Je pars jeudi pour Paris, où je rencontrerai des agents de joueuses. Nous communiquerons la semaine prochaine.

Allez-vous conserver Olivia Epoupa ?

Elle est sous contrat. C’est l’une des meneuses importantes en France, qui n’a que deux ou trois équivalents dans le championnat. La saison prochaine, nous continuerons avec elle.

Et Antonija Misura?

Joker! Vous le saurez la semaine prochaine.

Jérôme Fournier sera-t-il toujours l’entraîneur?

Nous sommes satisfaits de ses services. Il continue.

Le Top 8 sera-t-il toujours l’objectif?

Nous voulons vraiment construire un club pas à pas, pour pouvoir être dans les huit premiers, puis disputer une Coupe d’Europe. Mais il ne faut pas oublier qu’il y aura trois descentes, contre deux jusqu’à présent, pour pouvoir passer à un championnat à douze équipes (contre 14 actuellement). Viser les huit premières places, c’est aussi viser le maintien.

Les Chevaliers du Fiel, actionnaires et partenaires, poursuivront-ils l’aventure?

Ils sont les partenaires d’amour et d’efficacité du TMB. Bien sûr qu’ils vont rester des partenaires proches! Je pense que le club est dans leur cœur. D’ailleurs, ils le disent.