Toulouse: La superbe réaction du Fenix handball contre Cesson

HANDBALL Trois jours après sa défaite en finale de la Coupe de la Ligue, Toulouse a remporté mercredi un match crucial pour son maintien en D1, face à Cesson-Rennes...

Nicolas Stival

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L'arrière gauche du Fenix Toulouse Rémi Calvel (à droite) lors du match de D1 de handball entre Toulouse et le Paris-Saint-Germain, le 4 mars 2015.
L'arrière gauche du Fenix Toulouse Rémi Calvel (à droite) lors du match de D1 de handball entre Toulouse et le Paris-Saint-Germain, le 4 mars 2015. — F. Lancelot / Sipa

Au courage. Privé de trois cadres blessés (Andjelkovic, Fernandez et Chelle), avec un joker médical arrivé la veille (Georgievski) et trois jours après une défaite en finale de Coupe de la Ligue à Rouen, le Fenix a trouvé les ressources pour dominer Cesson-Rennes, mercredi (27-25). Une victoire cruciale pour le douzième de D1, qui lutte pour son maintien.

«On n'a pas vu un match de haute volée entre deux équipes un peu fatiguées», relève Yérime Sylla, entraîneur de Cesson, autre équipe déçue et meurtrie par les blessures après le Final four de la Coupe de la Ligue. Malgré tout, le Palais des sports de Toulouse a vibré devant une rencontre indécise de bout en bout.

Mené de deux buts à neuf minutes du terme, le Fenix s'est révolté, conduit par un irrésistible Rémi Calvel. «A ce moment-là, il y avait deux solutions, assène ce Toulousain de toujours, promu capitaine en l'absence de Chelle. Soit tu relevais la tête, soit tu faisais de la merde et ça devenait compliqué.»

Pas la peine de préciser l'option choisie par le Fenix et son arrière gauche de 31 ans, auteur de sept buts, dont quatre dans les huit dernières minutes! «Rémi a porté l'équipe sur son dos», s'enthousiasme l'entraîneur Toni Garcia. «La finale perdue dimanche contre Nantes a été décevante bien sûr, observe Calvel. Mais elle a aussi été encourageante sur le plan de l'état d'esprit et nous a aidés à bien préparer Cesson.»

La victoire de mercredi permet à Toulouse de conserver quatre points d'avance sur Sélestat, premier relégable, tombeur dans le même temps de Tremblay (32-31). Le Fenix a sept matchs pour assurer son maintien.

Paisible septième de D1, Cesson-Rennes est tranquille sur ce plan. «Maintenant, nous voulons finir le plus haut possible et faire plaisir à notre public, qui le mérite», relève Sylla. Le Palais des sports et ses bouillants supporters méritent eux aussi une équipe en D1 la saison prochaine.