Toulouse: «La Coupe de la Ligue nous offre l’opportunité de vivre une belle histoire», juge Cyril Dumoulin

HANDBALL Le gardien du Fenix handball évoque la finale à quatre de la Coupe de la Ligue, que Toulouse débutera samedi contre Dunkerque...

Propos recueillis par Nicolas Stival

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Le gardien du Fenix handball Cyril Dumoulin lors du match de D1 entre Créteil et Toulouse, le 12 février 2015.
Le gardien du Fenix handball Cyril Dumoulin lors du match de D1 entre Créteil et Toulouse, le 12 février 2015. — I. Harsin/SIPA

On peut être douzième du championnat et se retrouver à deux petits matchs d’une qualification européenne. C’est le cas du Fenix avant la finale à quatre de la Coupe de la Ligue, à Rouen. Toulouse devra d’abord se défaire de Dunkerque, samedi, pour affronter dimanche en finale le vainqueur de l’autre demi-finale entre Nantes et Cesson-Rennes. Toutefois, le gardien international Cyril Dumoulin ne perd pas de vue l’objectif majeur du club: le maintien en D1.

Dimanche, vous pouvez vous retrouver qualifié pour la Coupe d’Europe EHF

C’est tout le charme de la Coupe de la Ligue. En quatre matchs, on peut accéder à l’Europe. Cela rajoute beaucoup de piquant à notre saison.

Vous êtes dans la peau d’outsiders.

Complètement. Vu notre classement et notre début de saison, c’est logique.

Pensez-vous depuis longtemps à ce «final four»?

On est conscient depuis notre victoire en quart de finale que ce week-end peut changer beaucoup de choses. Mais il ne faut pas que ce soit le rendez-vous majeur de notre saison. Il y a d’abord un maintien en D1 à aller chercher, avec dès mercredi la réception de Cesson. C’est plus important que la Coupe de la Ligue. Ceci dit, cette compétition nous offre l’opportunité de vivre une belle histoire et pourquoi pas, d’aller chercher un titre et une qualification européenne.

Que dire de votre adversaire dunkerquois, champion de France en titre?

C’est solide, on l’a encore vu contre Paris en Ligue des champions. Si l’équipe ne gagne pas la Coupe de la Ligue, elle peut se retrouver dans une situation délicate. Elle aura moins de marge de manœuvre pour aller chercher une qualification européenne car elle n’a aucune certitude de finir quatrième en championnat, et elle est éliminée en Coupe de France. C’est donc un rendez-vous capital pour les Dunkerquois, qui risquent d’avoir une grosse pression. Cela peut les transcender mais aussi leur amener beaucoup de doutes. A nous d’en profiter.

La pression est donc sur les épaules de vos adversaires?

Oui. Je le répète: notre priorité, c’est le maintien en D1. La Coupe de la Ligue n’aura aucune influence sur cela. Mais elle peut nous amener de la confiance et un bol d’oxygène dans notre lutte.

Vous étiez mécontent à titre personnel de votre première partie de saison. Et maintenant?

J’ai le sentiment que c’est mieux. J’ai progressé comme le reste de l’équipe. Chacun est plus rigoureux.

Cette demi-finale, c’est aussi un duel entre Dumoulin et Gérard, deux concurrents pour l’équipe de France…

Je ne pense pas que la décision entre nous se fera sur un match. Les journalistes sont avides de ces duels à distance. Je n’y prête pas attention. Et puis Vincent Gérard est blessé depuis un mois et demi. Il doit faire son retour ce week-end mais il ne sera pas dans les meilleures conditions. C’est peut-être William Annotel qui débutera dans les cages et il réussit de grosses performances. Mais moi, je vais surtout batailler contre les tireurs de Dunkerque.

 

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