Départementales: En Haute-Garonne, le FN pousse, la gauche résiste

ELECTIONS Les espoirs de la droite sont douchés, elle est éliminée dans sept cantons sur vingt-sept au profit du Front National, qui provoque aussi cinq triangulaires...

Béatrice Colin
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Illustration de bulletins de vote.
Illustration de bulletins de vote. — BEBERT BRUNO/SIPA

C’est inédit. Dimanche 29 mars, dans au moins sept cantons de la Haute-Garonne, les électeurs devront arbitrer un duel PS-PRG/FN. Les cantons concernés sont ceux de Lèguevin, Bagnères-de-Luchon, Auterive, Portet, Blagnac, Plaisance et Muret.

C’est autant de cantons où la droite qui partait pourtant unie comme jamais à la bataille (UMP, UDI, MoDem, MPF) se voit éliminée dès le premier tour, balayée, siphonnée par cette poussée bleue marine dans les campagnes déjà amorcée lors des Européennes 2014. Sept cantons imprenables sur 27, c’est sans doute une déception pour Jean-Luc Moudenc, le président de l’UMP 31. Il a d’ailleurs une autre épine dans le pied : l’adaptation locale du «ni, ni» de Nicolas Sarkozy en perspectives des duels PS/FN.

Plusieurs triangulaires

L’autre surprise du scrutin dans le département, c’est la participation supérieure à celle de 2011 et qui provoque mécaniquement (en permettant au candidat arrivé troisième de franchir la barre de 12,5 % des inscrits) des triangulaires gauche/FN/droite qui n’étaient pas prévues. Il y en aura cinq dans les cantons de Cazères, Pechbonnieu, Revel, Castelginest et Villemur. Avec, à chaque fois, une gauche favorite, puisque la droite déjà unie a théoriquement fait le plein des voix.

Duels plus classiques à Toulouse

Bilan des courses, après des municipales calamiteuses, le PS (allié au PRG) résiste bien mieux que prévu, notamment dans la Ville rose où le FN progresse mais ne parvient pas à devancer la droite.

A Toulouse, où il n'y aura que des duels classiques, la gauche est en ballotage favorable dans au moins six cantons sur onze. Du coup, l’hypothèse d’un basculement de la Haute-Garonne à droite s’éloigne.

Pour l’union de la droite, la soirée a été plus difficile qu’envisagé. Elle a tout de même arraché la commune de Pibrac qui était gérée depuis 20 ans, dans une municipale partielle.