Toulouse: Pour lutter contre l'obscurantisme, les différents cultes signent une charte de la fraternité

SOCIETE Après plus d'un an de gestation, les représentants toulousains de six cultes se sont engagés hier...  

Béatrice Colin

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Lors de la signature de la charte, en présence des ministres de l'Education nationale et de l'Intérieur, mais aussi de Latifa Ibn Ziaten, la mère d'une des victimes de Mohamed Merah.
Lors de la signature de la charte, en présence des ministres de l'Education nationale et de l'Intérieur, mais aussi de Latifa Ibn Ziaten, la mère d'une des victimes de Mohamed Merah. — Préfectute Haute-Garonne

«Promouvoir les rapprochements entre les hommes de toutes les religions et cultures, afin d’apprendre à mieux connaître chacun, avec ses valeurs et convictions respectives». C’est l’un des objectifs affichés de la charte de la fraternité signé jeudi par les représentants des six cultes monothéistes de Midi-Pyrénées sous l’égide de Bernard Cazeneuve.

Pour le ministre de l’Intérieur, présent à Toulouse à l'occasion des cérémonies d'hommage aux victimes de Merah, c'est «notre projet commun, c'est par la République qu'on combattra la haine. Elle doit être forte dans ses valeurs, toujours debout».

Après les événements survenus en mars 2012 à Toulouse et Montauban, l’idée d’élaborer un document commun avait vu le jour.

Il aura fallu trois ans et plusieurs réunions pour voir aboutir ce projet. «Il existe déjà des choses mais cette charte a la force d’avoir réuni tout le monde», se félicite le rabbin Yossef Matusof.

A Toulouse, des rendez-vous pour un dialogue interreligieux

Ouverture des mosquées et des synagogues aux pratiquants des autres cultes sont des pistes de travail. «Il faut aussi mieux faire connaître la religion musulmane car elle enseigne avant tout le respect de l’autre», explique Abdelatif Mellouki du conseil représentatif du culte musulman.

D'autres chartes existent ailleurs en France.