Toulouse: Imbroglio autour de la construction du méga centre commercial Val Tolosa

SOCIETE Lundi, à Plaisance-du-Touch, les opposants au centre commercial Val Tolosa, se sont opposés physiquement à un engin de chantier venu défricher...  

Helene Menal

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Des opposants du collectif Non à Val Tolasa s'opposent au défrichage d'un terrain. Lancer le diaporama
Des opposants du collectif Non à Val Tolasa s'opposent au défrichage d'un terrain. — Non à Val Tolosa

Des habitants du coin qui barrent la route à un tracteur venu débroussailler. Cette scène un peu surréaliste, qui s'est terminée dans le calme, a eu lieu lundi après-midi à Plaisance-du-Touch, près de Toulouse. Plus exactement sur le plateau de la Ménude où doit être construit le fameux centre commercial Val Tolosa.

La trentaine de riverains qui s'est dressée contre l'engin appartient au collectif «Non à Val Tolosa» qui milite depuis dix ans contre le projet, sur le terrain et devant les tribunaux.

Quant au champ concerné, surveillé matin et soir par les opposants, il est sur le tracé de l'hypothétique RD924, la route qui doit servir d'accès à ce temple de la consommation. Une voie d'accès dont la construction incombe au Conseil général qui, pris entre deux feux, retarde sa décision.

Deux interprétations très différentes

Pour Jutta Dumas, la présidente du collectif, il ne fait aucun doute qu'en envoyant cet engin de débroussaillage, le maire socialiste, Louis Escoula, a voulu accélérer des travaux qui incombent au Conseil général. Notamment  ceux qui doivent permettre le déplacement des habitats des espèces protégées avant la construction de la route. Une opération pressante puisqu'elle ne peut se faire que l'hiver ou l'automne. Et un communiqué offusqué diffusé par Pierre Izard (PS), le président du département, va dans ce sens. Il évoque une «initiative malheureuse».

Vue d'artiste du futur centre commercial Val Tolosa - Unibail-Rodamco

Rien à voir avec les espèces protégées du ressort du Département, rétorque ce mardi le maire de Plaisance. «L'opération conduite sur la future emprise de la RD924 est intervenue sur un terrain dont la commune est pleinement propriétaire pour engager un simple fauchage (...). Elle intervient en préalable au diagnostic d'archéologie préventive qui est de la responsabilité du propriétaire du terrain», assure Louis Escoula.

Bref, encore un imbroglio, après celui du permis de construire dont le sort dépend d'une décision à venir de la cour d'appel administrative de Bordeaux.

Unibail-Rodamco, le promoteur de Val Tolosa, annonce toujours son ouverture (et les centaines d'emplois qui vont avec) pour 2017. Optimiste? «Tout peut être construit en 18 mois», lâche le maire de la commune.