Toulouse: De nombreuses personnalités présentes à l'hommage aux victimes de Merah

SOCIETE Trois ans après l'assassinat de sept personnes par le tueur au scooter, une cérémonie solennelle a lieu jeudi soir à la Halle aux grains...

Béatrice Colin
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A la Halle aux grains de Toulouse, le 19 mars 2014, lors de la cérémonie en hommage aux victimes de Mohamed Merah.
A la Halle aux grains de Toulouse, le 19 mars 2014, lors de la cérémonie en hommage aux victimes de Mohamed Merah. — Fred Lancelot / SIPA

Trois ans après les meurtres commis par Mohamed Merah, les Toulousains rendront hommage ce jeudi à la mémoire de ses sept victimes: les soldats Imad Ibn Ziaten, Mohamed Legouad et Abel Chennouf, et à Jonathan, Gabriel et Arieh Sandler et Myriam Monsonégo abattus le 19 mars au lycée juif d'Ozar Hatorah.

Cette cérémonie, organisée à la Halle aux grains comme les années précédentes, sera marquée par un hommage rendu aux victimes des attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper cacher de la porte de Vincennes il y a deux mois.

Signature de la charte de la laïcité

A cette occasion, la charte de la laïcité, en gestation depuis plus d'un an, sera signée par les représentants locaux des différentes religions, sous l'égide du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Ce ne sera pas la seule personnalité politique présente, puisque Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Education Nationale est aussi annoncée, ainsi que Nicolas Sarkozy, le président de l'UMP. «Nous avons invité tous les responsables de partis politiques fréquentables», indique Arié Bensemhoun, le président de la communauté juive de Toulouse à l'origine de cette cérémonie.

Ouverte à tous, elle sera clôturée Bernard-Henry Levy qui abordera les questions de démocratie, la laïcité et de liberté, avec un intermède musical qui sera joué par la pianiste Laurence Oldak.

«Le 19 mars a été le signe annonciateur de ce que nous avons vécu par la suite et qui n'a cessé de se détériorer depuis. Le 19 mars doit être la journée où l'on se bat contre ça, où nous sommes unis contre la barbarie. Avec la vidéo de la semaine dernière, de ce jeune toulousain exécutant un otage nous avons atteint des sommets dans l'horreur», relève Arié Bensemhoun. Pour ce responsable «tout le monde doit aujourd’hui s'interroger et arrêter de vouloir se cacher la vérité».