VIDEO. Toulouse: Deux étudiants de SupAéro partent pour Mars (ou presque)

SCIENCE Ils ont été sélectionnés pour simuler la vie sur la Planète rouge pendant deux semaines dans le désert de l'Utah...

Helene Menal

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Simulation de vie sur Mars dans le désert de l'Utah. Lancer le diaporama
Simulation de vie sur Mars dans le désert de l'Utah. — Mars Society

Ils vont laisser leurs examens de fin d'études à des années-lumière derrière eux au profit d'un confort spartiate et de menus lyophilisés. Mohammad Iranmanesh et Mehdi Scoubeau, deux étudiants toulousains de SupAéro, partent ce jeudi pour le désert de l'Utah, aux Etats-Unis, où ils vont simuler la vie sur Mars pendant quasiment deux semaines.

Encapsulés dans le désert

Dans ce désert aussi rouge que la planète du même nom, ils vont habiter la Mars Research Station, une capsule de huit mètres de diamètre, sur deux étages. Cette base appartient à la Mars Society, une association américaine qui fait du lobbying pour repousser les frontières de la conquête spatiale et rêve d'un vol habité vers cette planète voisine de la Terre. La dizaine de simulations qu'elle organise par an dans l'Utah, durant lesquelles des scientifiques et des étudiants mènent des expériences, est sa contribution à la cause.

La Mars Désert Research Station - Mars Society

L'équipage de SupAéro a tout fait pour avoir droit à ces soirées confinées en compagnie de quatre inconnus, ainsi qu'aux sorties en vrai scaphandre sur un faux sol martien. Même s'ils n'ont pu qualifier que deux «marsonautes» sur six candidats, pour cette année tout du moins. «Nous allons assouvir notre passion pour l'espace mais aussi mettre en application tout ce que nous avons appris pendant six ans», confie Mehdi.

L'art comme sas de décompression

Les Toulousains partent pour l'Utah avec quatre idées d'expérience dans leurs bagages. Parmi elles, un test de lunettes à réalité augmentée lors des «sorties extra-véhiculaires» et un test de communication Wifi dans un relief capricieux. Ils vont aussi évaluer un «robot escaladeur» prêté par Planète Mars, la branche française de la Mars Society.

Mais l'expérience est surtout humaine. Car l'une des principales questions que pose le voyage sur Mars à la communauté scientifique est celle de la cohabitation des membres d'un équipage pendant un trajet de plus d'un an dans un tout petit vaisseau. Sur ce point, Mohammad et Mehdi vont tenter, avec l'aide d'un chercheur de l'université Toulouse-Jean Jaurès, une expérience inédite d'évasion par l'art. Ce sera leur sas de décompression à eux.