Dimanche, le mystère des voix centristes sera élucidé

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Le report des voix de François Bayrou, 19,21 % au premier tour dans la Ville rose, est la principale inconnue de l'élection présidentielle de dimanche. Sans bouleverser la hiérarchie électorale - Ségolène Royal est arrivée en tête avec 36,15 % des suffrages, soit dix points de plus que Nicolas Sarkozy - le candidat centriste a triplé son score par rapport à 2002.

A qui va bénéficier cette percée ? « Si dans ma commune, j'ai l'impression que les voix Bayrou (22 %) sont plutôt de gauche, analyse Pierre Cohen (PS) le député-maire de Ramonville, il existe à Toulouse une tradition de centre droit. » Chez les élus en tout cas, c'est incontestable. Hier, les sept conseillers municipaux UDF de Toulouse ont, publiquement et sans surprise, appelé à voter Nicolas Sarkozy. « Notre choix est clair, nous le faisons sans complaisance et sans faiblesse », a indiqué Serge Didier, l'un des six élus à avoir pourtant quitté l'UMP au mois d'octobre dernier pour rejoindre François Bayrou.

Ces UDF de la Ville rose ne diront que lundi s'ils sont prêts à rallier le nouveau Parti démocrate de leur leader. Et c'est à l'aune des résultats du deuxième tour, notamment du poids de la gauche, que commenceront d'éventuelles tractations entre les centristes et l'UMP en prévision des législatives des 10 et 17 juin. L'autre interrogation de taille est de savoir si Philippe Douste-Blazy poursuivra son parcours ministériel en cas de victoire de Nicolas Sarkozy ou s'il va se « recentrer » sur Toulouse...