Ligue 1: Alain Casanova «croit énormément» au maintien du TFC malgré la raclée contre l’OM

FOOTBALL Après la prestation incroyablement faible de son équipe, balayée par Marseille et relégable en Ligue 1, l’entraîneur toulousain ne veut pas s’avouer vaincu…

Nicolas Stival

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L'attaquant du TFC Aleksandar Pesic semble dépité lors de la défaite à domicile de Toulouse face à l'Olympique de Marseille (1-6), le 6 mars 2015 en Ligue 1.
L'attaquant du TFC Aleksandar Pesic semble dépité lors de la défaite à domicile de Toulouse face à l'Olympique de Marseille (1-6), le 6 mars 2015 en Ligue 1. — F. Lancelot / Sipa

Un naufrage. Une débâcle. Une humiliation. La langue française est suffisamment riche pour y piocher à volonté des mots afin de définir la soirée vécue par le TFC, vendredi dans son Stadium contre Marseille (1-6). A dix journées de la fin, le dix-huitième de Ligue 1 a une bonne gueule de relégué en puissance.

«A 0-2 au bout de cinq minutes, le match était fini», lâche l'attaquant danois Martin Braithwaite, l’un des rares joueurs toulousains à témoigner après la fessée. La visite d’Olivier Sadran dans les vestiaires à la mi-temps, alors que le score était de 0-4, n’a rien changé. L’homme fort du TFC est président, pas magicien pour transformer entre autres une défense lamentable en arrière-garde présentable.

L’entraîneur Alain Casanova ne peut que constater les dégâts. «Aujourd’hui, deux choses sont douloureuses. Sur le plan mental, prendre une telle claque à domicile, ça fait mal. Ça peut laisser des séquelles. Ensuite, c’est une très mauvaise opération par rapport au goal-average (-18 désormais, le pire de L1 avec Metz). C’est presque un point supplémentaire de perdu.»

Les Violets comptent déjà deux longueurs de retard sur Lorient, premier non-relégable, qui se rendra dimanche à Saint-Etienne. Mais Casanova reste droit dans ses bottes. «J’y crois énormément, sinon je ne serai pas là, assène le plus ancien technicien en poste dans cette L1, depuis 2008. Il y a au moins quatre ou cinq victoires à aller chercher. L’équipe en est capable.»

Jeudi, Sadran a réitéré sa confiance en son entraîneur dans un communiqué. «Mon cas passe après, assure le technicien. Je suis là depuis longtemps, j’ai ce club dans la peau. Je lui donne mon cœur et mon âme. Jusqu’au bout, je mettrai ce que j’ai au fond de moi. Et il me reste des ressources.» Peut-être. Mais en reste-t-il à son équipe, avant un déplacement crucial à Lens, autre cancre de L1?