Haute-Garonne: Le vent suspect n°1 dans la «profanation» du cimetière de Saint-Béat

JUSTICE Les dégâts avaient été découverts le 18 février, quelques jours après des actes de vandalisme en Alsace...

20 Minutes
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Carte de localisation du village de Saint-Béat, en Haute-Garonne.
Carte de localisation du village de Saint-Béat, en Haute-Garonne. — Idé

Et si les dégradations découvertes mi-février au cimetière de Saint-Béat, dans le sud de la Haute-Garonne, étaient tout simplement dues à un grand coup de vent.

C'est en tout cas l'une des pistes sur lesquelles travaillent les enquêteurs, selon une information de France Bleu Toulouse.

«La piste du vent et des intempéries intéresse les enquêteurs, des réquisitions sont d'ailleurs envisagées auprès de Météo France. Un coup de vent vers le 12 février et plusieurs averses de pluie et de neige pourraient être à l'origine des dégradations constatées six jours plus tard le 18 février», a indiqué à la radio la procureure de Saint-Gaudens, Cécile Deprade. Les enquêteurs creusent aussi la piste de la dégradation volontaire et les investigations se poursuivent.

Condamnations unanimes

A Saint-Béat, contrairement au cimetière alsacien de Sarre-Union, aucun tag antisémite ou profanation n'avait été découvert. L'employé municipal avait découvert le 18 février des plaques funéraires emportées, des crucifix et des pots de fleurs renversés.

Mais ces destructions, survenues seulement trois jours après celles d'Alsace, avaient été condamnées fermement par le chef de l'Etat lui-même et, dans son sillage, par l'ensemble de la classe politique haut-garonnaise.