VIDEO. Tarn: Cinq choses à savoir sur la guerre de tranchées qui a lieu à Sivens

SOCIETE A Sivens, dans le Tarn, la situation est plus que jamais tendue alors que le projet de barrage doit, théoriquement, connaître son épilogue vendredi...

H.M. avec AFP

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Une centaine d'agriculteurs bloque les deux principaux accès au site depuis lundi matin
Une centaine d'agriculteurs bloque les deux principaux accès au site depuis lundi matin — AFP

Des zadistes expulsables sont «assiégés» par des agriculteurs motivés et les gendarmes font tampon. Les premiers montent des barricades, inévitablement détruites par les seconds. Décryptage des raisons qui ont conduit à cette situation, une nouvelle fois très tendue, sur le site de Sivens dans le Tarn.

>> Tout comprendre à l'affaire de Sivens

1 -Pourquoi des tensions maintenant?

Opposants et partisans du fameux barrage ont les yeux rivés sur LA date, celle du vendredi 6 mars. Les élus du Conseil général du Tarn, promoteur du barrage, doivent se réunir et se prononcer sur l'avenir du projet.

2 -Quelles sont les options?

Depuis que le projet initial d'énorme retenue d'eau a été enterré le 16 janvier par Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie, il ne leur reste que deux options: une version allégée du barrage à 330 mètres en amont du premier projet ou trois petites retenues latérales.

3-Où en sont les zadistes?

Ils s'appellent tous «Camille», vivent sous des tentes ou dans la «Métairie neuve», un corps de ferme appartenant au Conseil général. A travers deux décisions, la justice a logé tous les habitants de la «Zone à défendre» (Zad) à la même enseigne: ils doivent quitter les lieux. Ségolène Royal puis le préfet du Tarn se sont engagés à ne pas procéder à l'expulsion avant la fameuse date cruciale du 6 mars.

 

4 -Pourquoi cette démonstration de force des agriculteurs?

Ils veulent que la loi soit appliquée et l'expulsion immédiate. Les Jeunes agriculteurs (JA) de tous les départements de Midi-Pyrénées se relaient, avec le soutien de la FDSEA, depuis ce lundi matin pour bloquer les accès au site. Ils sont une centaine, avec tracteurs et nécessaire à grillade, répartis sur les deux principales entrées. Paradoxalement, les agriculteurs assiègent les zadistes qu'ils aimeraient voir quitter le site.

 

5 -Quel dispositif de sécurité?

Alors que la mort du jeune militant Rémi Fraisse est dans toutes les mémoires, il est indispensable pour les forces de l'ordre d'éviter tout affrontement direct entre les deux camps. Selon La Dépêche du Midi, quelque 200 hommes en bleu font tampon ce lundi, dont 150 gendarmes mobiles.