Toulouse: Ne traitez pas Baxter de robot, c'est un «cobot»

SCIENCES Acquis récemment par l'université Paul-Sabatier, Baxter est un «cobot» industriel. Il ne se substitue pas à l'homme, il l'épaule...

Hélène Ménal
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Le cobot Baxter de l'Université Paul-Sabatier
Le cobot Baxter de l'Université Paul-Sabatier — P. Truillet - Irit

Baxter a débarqué l'an dernier sur le campus de l'université Paul-Sabatier à Toulouse. Mis au point par les Américains de la société Rethink Robotics, à première vue c'est un robot plutôt balèse. «Mais en fait c'est un cobot, un robot collaboratif de nouvelle génération», explique Frédéric Lerasle, professeur à l'UPS et directeur de la spécialité Systèmes robotique interactifs (SRI) de l'Upssitech, l'école d'ingénieurs interne à l'université.

«Articulations élastiques »

«Les cobots ont été conçus pour éviter aux hommes des gestes répétitifs et pénibles, tout en partageant la tâche et l'espace avec eux. Ses articulations élastiques rendent les contacts inoffensifs», précise le chercheur dont les élèves ont fait du cobot Baxter un cobaye.

 

 

Leur projet d'usine collaborative peuplée de «Baxter» s'appuie sur une réalité pas virtuelle du tout, celle du site Continental de Foix (Ariège). Les élèves ingénieurs ont été chargés d'étudier pendant cinq mois la possibilité d'une arrivée de cobots sur les lignes de production de cette unité de fabrication de pièces automobiles.

Bon camarade

Ils ont notamment mis au point un système innovant permettant à l'opérateur humain d'interagir avec le Baxter via une tablette électronique. Mais pas seulement. Un bracelet électronique permet aussi au cobot de reconnaître des gestes simples. Son «collègue» peut même lui parler grâce à micro Wi-Fi.

L'histoire ne dit pas encore si Continental a été convaincu par l'idée de cet employé modèle et compréhensif, qui se charge des tâches ingrates sans jamais renâcler.