Ligue 1: Pour Franck Tabanou, le mauvais classement du TFC est «difficile à comprendre»

FOOTBALL Le défenseur de Saint-Etienne reviendra samedi au Stadium pour y défier Toulouse, son ancien club en mauvaise posture...

Propos recueillis par Nicolas Stival
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Le Stéphanois Franck Tabanou lors de Paris-Saint-Germain - Saint-Etienne, le 31 août 2014 en Ligue 1.
Le Stéphanois Franck Tabanou lors de Paris-Saint-Germain - Saint-Etienne, le 31 août 2014 en Ligue 1. — J. Guy / Sipa

A l’été 2013, Toulouse cédait son ailier gauche Franck Tabanou pour cinq millions d’euros à Saint-Etienne. Samedi, c’est en tant d’arrière gauche que le joueur de 26 ans reviendra fouler la pelouse du Stadium. S’il vise l’Europe avec les Verts, Tabanou garde un œil aussi affectueux qu'attentif sur le pénible parcours du TFC, dix-septième de Ligue 1.

On vous a vus très performant dimanche lors de Saint-Etienne – Marseille (2-2)…

J’ai fait un bon match. J’avais d’ailleurs réussi six bons premiers mois cette saison, puis le début de l’année 2015 a été compliqué, comme celui de l’équipe. Contre Marseille, j’ai retrouvé des sensations, aussi bien offensives que défensives.

A Toulouse, vous dépanniez parfois comme latéral. Désormais, c’est votre véritable poste.

J’ai eu une discussion avec le coach (Christophe Galtier) en début de saison. Il m’a demandé si ça m’intéressait de jouer derrière. Il pensait que j’en avais les capacités. J’ai fait les matchs de préparation pour pouvoir me jauger. J’étais plutôt satisfait. Désormais, je suis latéral et je ne remonterai pas au milieu de terrain.

Comment jugez-vous votre progression depuis votre départ du TFC?

Ma première saison a été très, très moyenne. Là, cela ne fait que six mois que je joue latéral. Je fais des choses intéressantes mais j’ai encore beaucoup de lacunes. Je dois travailler offensivement pour mieux me projeter, tactiquement aussi et être plus fort sur certains duels.

Que retenez-vous de votre période toulousaine?

J’y ai passé toute ma jeunesse! J’y ai connu des moments magnifiques, des hauts et des bas. Je connais beaucoup de monde dans et hors du foot. Cela me fait toujours plaisir d’y revenir.

Avec qui avez-vous gardé des contacts au TFC?

Avec Etienne (Didot), «Adri» (Adrien Regattin) ou Pantxi (Sirieix) notamment. En juin dernier, je suis même parti en vacances à Punta Cana avec Thierry Uvenard (l’entraîneur-adjoint).

Etes-vous surpris par le mauvais classement de Toulouse?

Oui un peu, car cette équipe a des joueurs et un staff de qualité. C’est assez difficile à comprendre. Mais en Ligue 1, tous les matchs sont vraiment compliqués. Alors, si tu accumules les petites erreurs… Si les Toulousains reprennent une bonne dynamique, ils vont vite remonter. Mais actuellement, c’est très compliqué pour eux.

Vous êtes inquiet?

Non. Il reste pas mal de matchs. Il y en aura des décisifs, pas forcément face à des équipes de haut de tableau comme nous, mais contre des concurrents directs. A eux de se faire respecter à domicile. Je ne suis pas inquiet mais si tu es à cette place, c’est que ça ne sent pas la rose.

Vous allez revenir au Stadium. Au niveau ambiance, ça change de Geoffroy-Guichard…

Le Chaudron, c’est le plus beau stade de France, avec les meilleurs supporters. C’est un truc de malades, quelque chose de sensationnel!

Pas comme le Stadium…

Toulouse a toujours manqué un peu de ferveur. C’est une assez grande ville, c’est dommage qu’il n’y ait pas davantage de supporters, même s’il y en a.

Revenons à Saint-Etienne. Quel est l’objectif du club?

Faire mieux que la saison dernière, lorsque l’on avait terminé quatrième. Essayer au moins d’être européens.

Et sur le plan personnel?

Continuer à progresser, et on verra au mois de juin.

Malgré votre contrat courant jusqu’en 2017, des rumeurs de départ circulent.

Pour l’instant, je suis Stéphanois. On ne sait pas de quoi sera fait l’avenir mais je me sens bien à Saint-Etienne.

Pensez-vous à l’équipe de France, dont les latéraux gauche (Evra, Digne...) ne sont pas forcément indiscutables?

Cela fait partie des objectifs de chaque joueur. A moi de faire réfléchir le sélectionneur.