Haute-Garonne: Les cinq armes de la droite dans la bataille des Départementales

POLITIQUE Unis cette fois, la droite et le centre abordent les élections départementales en mode offensif. «Ensemble pour la Haute-Garonne» vient de dégainer son programme...

Hélène Ménal

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Les élections cantonales deviennent les élections départementales. Illustration
Les élections cantonales deviennent les élections départementales. Illustration — DAMOURETTE/SIPA

«Unité» et «pragmatisme». Deux mots-clés maniés par la droite (UMP, MPF) et le centre (UDI, MoDem) à l'approche des élections départementales des 22 et 29 mars qui s'annoncent indécises. Pour la première fois depuis l'Après-Guerre, ils entrevoient la possibilité d'une bascule de l'assemblée départementale. Du coup, les challengers se montrent disciplinés et organisés.

1 - L'Union

Abonnés aux dissensions internes, la droite et le centre ne prennent pas cette fois le risque de se tirer une balle dans le pied. Les quatre partis ont une bannière commune - «Ensemble pour la Haute-Garonne» - et surtout un programme commun, bientôt relayé par un site internet.

 

2 - Un tabou

Evidemment, ce bloc a priori sans fissure serait terni par une bataille d'ego qui démarrerait trop tôt. Du coup, glisse un militant, la question du candidat à la présidence du Conseil départemental en cas de victoire est «un véritable tabou». La stratégie est de ne choisir qu'au soir du deuxième tour.

Mais certains y pensent ou laissent leurs supporters rêver à leur place. Deux femmes sortent du rang: Jennifer Courtois-Périssé, maire de Rieumes (UMP) et benjamine de l'assemblée actuelle, et Elisabeth Pouchelon (UMP), énergique conseillère régionale. Chez les hommes, la balle est plutôt au centre avec Arnaud Lafon (MoDem), le jeune maire de Castanet, et Jean-Marc Dumoulin, celui de Villemur, qui connaît par cœur les rouages de l'Hôtel du département.

3 - Sécurité

Tous les sondages l'indiquent, le FN va peser sur le scrutin. «Ensemble pour la Haute-Garonne» met donc «le paquet» sur le thème de la sécurité. Avec notamment cette idée de créer «un fonds départemental de la vidéoprotection» pour aider toutes les communes qui souhaitent s'équiper de caméras. La «liste» veut aussi «accompagner» la rénovation et la construction de gendarmeries de proximité en milieu rural.

4 - Métro et deuxième rocade

En droite ligne avec celui du maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (UMP), le programme soutient l'idée d'une troisième ligne de métro toulousaine et celle de lancer des études sur un éventuel grand contournement routier de l'agglomération. Il reprend aussi l'idée d’un ticket unique pour tous les transports en commun souvent annoncée mais qui tarde à se mettre en place.

5 - Rigueur financière

«Transparence dans l'attribution des subventions» et «fin de l'augmentation aveugle du nombre d'agents», les candidats d'union promettent la rupture. Ils veulent aussi lutter contre «la fraude aux prestations sociales versées par le Conseil général» (le RSA par exemple) en augmentant le nombre d'agents chargés des contrôles.

Les sortants (PS-PRG) doivent présenter leur programme ce mercredi et ne manqueront pas de riposter à cet arsenal.