Toulouse: Comparutions immédiates ce lundi de militants anti-Sivens

JUSTICE Trois des quinze personnes interpellées en marge de la manifestation de samedi seront jugées cet après-midi...  

20 Minutes avec AFP
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Lors de la manifestation de samedi, sur les allées Jules-Guesdes.
Lors de la manifestation de samedi, sur les allées Jules-Guesdes. — SIPA

Trois des quinze personnes interpellées samedi à Toulouse, en marge de la manifestation d'opposants au barrage de Sivens qui a dégénéré, devraient être jugées en comparution immédiate ce lundi. Cinq autres pourraient l'être dans les jours qui suivent. Quant aux six personnes, accusées d'avoir dégradé des commerces ou commis des violences contre les policiers, ils seront jugés plus tard.

Venus de la région, mais aussi de Dijon, Rennes ou Clermont-Ferrand, aucune des personnes interpellées n'étaient jusqu'à présent des services de police. Mais selon la police, tous sont issus de la mouvance d'extrême gauche radicale. Certains étaient venus masqués et équipés de marteaux flambant neufs.

Radicalisation de la violence

«Samedi, il y a eu un changement de nature dans la manifestation, comparé à celles que nous avions connues en novembre. Il y a eu des violences jamais atteintes à Toulouse et une détermination des casseurs venus avec ce seul objectif. C'est un changement de degré et de nature auquel nous nous adapterons», a souligné le préfet de Haute-Garonne, Pascal Mailhos.

Lors de la déclaration de la manifestation en préfecture par le NPA 31 et Attac, il n'était question que de bétonnage et de barrage de Sivens.

Consultation des commerçants

«Pour l'instant nous avons recensé 23 commerces victimes de dégradations. Des établissements ont aussi été tagués et des voitures stationnées sur le quai de Tounis abîmés», a indiqué Lucien Pourailly, le directeur de la sûreté départementale.

Aux côtés du préfet, il participait à une réunion avec des commerçants et le président de la Chambre de commerce et d'industrie pour mettre au point uns stratégie, notamment dans le cadre du remboursement des dommages subis par les enseignes toulousaines. «Nous avons demandé à être consultés lors des prochaines manifestations afin de donner notre avis sur le tracé. Quant aux réparations, il existe des fonds en complément des assurances et nous allons tout faire pour que les commerçants soient indemnisés», a indiqué Alain di Crescenzo.