Manifestation anti-Sivens à Toulouse: L'Etat assumera la prise en charge des dégâts

SOCIETE Plusieurs vitrines de magasins ont été visées par des casseurs en marge de la manifestation de soutien aux «zadistes» de Sivens...

Béatrice Colin
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Manifestation de 500 personnes du mouvement Zadiste en lutte contre le projet de barrage a Sivens, contre les violences policieres et en homage a Remi Fraysse tue sur le site de Sivens par une grenade policiere. Toulouse, FRANCE - 21/02/2015./LANCELOT_FLAM008/Credit:LANCELOT FREDERIC/SIPA/1502220001
Manifestation de 500 personnes du mouvement Zadiste en lutte contre le projet de barrage a Sivens, contre les violences policieres et en homage a Remi Fraysse tue sur le site de Sivens par une grenade policiere. Toulouse, FRANCE - 21/02/2015./LANCELOT_FLAM008/Credit:LANCELOT FREDERIC/SIPA/1502220001 — SIPA

La manifestation de 500 personnes, qui s'est tenue samedi après-midi en soutien aux «zadistes» de Sivens et contre les violences policières, a dégénéré aux alentours de 16h. Sur son passage des vitrines ont volé en éclats, détruites par des casseurs équipés de masses, habillés de noirs et masqués.

Seize interpellations

Les magasins de vêtements, les agences bancaires ou immobilières présents sur le passage du cortège de 500 personnes en ont fait les frais. L'une des seize personnes interpellées a été arrêtée en possession d'un burin et de plusieurs marteaux alors qu'elle était en train de fracasser la devanture d'un magasin de chaussures.

«Il y a un sacré ras-le-bol, nous avons eu déjà quatre samedis amputés par les manifestations sur Sivens en novembre, le préfet doit prendre ses responsabilités, dire stop sur les manifestations», a demandé Laurent Lopez de l'association des commerçants de Croix-Baragnon.

Contrairement à plusieurs manifestations qui se sont déroulées en fin d'année dernière, celle-ci était déclarée par le NPA 31 et ATTAC 31 en «soutien aux ZAD et contre le monde des bétonneurs». Mais rapidement des slogans sur les violences policières ont été déployés.

L'Etat prendra en charge les dégâts

Le maire de la ville, Jean-Luc Moudenc (UMP) a dénoncé les «voyous qui en ont à nouveau profité pour casser et piller». Et a renvoyé la Préfecture a ses responsabilités indiquant qu'elle «avait choisi d'autoriser la manifestation. Si l'Etat autorise, l'Etat doit assumer. Pas les Toulousains. Toulouse ne peut plus être une ville où ces casseurs-voyous pourraient impunément briser des vitrines et piller les commerces.»

Le Ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a condamné les violences et promis des investigations pour «identifier les auteurs de ces violences inadmissibles et les déférer à la justice», a indiqué que «comme la loi le prévoit, les dégradations commises seront prises en charge par l’État».

 

En décembre dernier, le maire et le président de la Chambre de commerce s'étaient déjà fendus d'un courrier à Bernard Cazeneuve pour demander la prise en charge des dégradations commises lors des manifestations de novembre.