A Toulouse, la chasse au stationnement illicite est ouverte

DEPLACEMENTS Avec le retour du stationnement illicite, la mairie annonce des actions coups de poing de mise en fourrière...

Béatrice Colin
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Toulouse, le 4 février 2013. Des agents ASVP verbalisent des automobilistes qui n'ont pas payé le parcmètre.
Toulouse, le 4 février 2013. Des agents ASVP verbalisent des automobilistes qui n'ont pas payé le parcmètre. — Fred.Scheiber

Actions «coup de poing». Le terme est lâché. Pour faire face à la hausse du stationnement illicite dans les rues du centre-ville, la mairie de Toulouse dégaine son carnet à souche.

«A partir de la semaine du 23 février, des opérations de mise en fourrière seront menées une fois par semaine dans les quartiers des Carmes, Languedoc, Saint-Pierre, Daurade, Saint-Rome, Jean Jaurès et Colombette», annonce le Capitole.

Au minimum 115,10 euros

Mais attention, la tournée de verbalisations ne sera pas automatique, elle se fera de façon aléatoire histoire de venir à bout des récalcitrants. A l'arrivée, les voitures dont le stationnement est considéré comme gênant ou dangereux peut coûter cher.

Car la fourrière ça à un prix : 115,10 euros de frais d'enlèvement et chaque jour compte puisque les frais de garde journalière sont de 6,10 euros. Au bout de 4 jours de garde, une expertise de 61€ est aussi effectuée.

Ce dispositif est conduit parallèlement au déferaillage du centre-ville, comprenez l'enlèvement dans certains secteurs des barrières et potelets en fer. Or si cela permet d'avoir des rues sans obstacle et plus libérées, Jean-Michel Lattes (UDI) reconnaît «un effet pervers : celui du retour du stationnement illicite».