Toulouse n'est plus à l'âge du fer

URBANISME Dans le cadre du réaménagement du centre-ville, potelets et barrière en fer sont progressivement enlevés. Avec certaines conséquences...

Beatrice Colin

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Travaux de déferraillage en centre ville.
Travaux de déferraillage en centre ville. — B. C. / 20 Minutes

Ça déferraille en centre-ville. Depuis quelques jours, à coups de marteaux-piqueurs, les employés de Toulouse Métropole s'affairent à déterrer les poteaux et barrières en fer de la rue de la Pomme. Pas pour laisser passer la caravane du Tour de France, mais pour coller au projet de réaménagement de la ville imaginé par l'urbaniste catalan Joan Busquets.

Après le quartier de la Daurade et le secteur du Capitole, c'est au tour des rues entourant la place Saint-Georges de subir ce lifting. «Le principe prôné par Joan Busquets est de libérer l'espace public, d'enlever un maximum d'obstacles la où il n'y a plus de voitures ou dans les zones semi-piétonnières comme ce qui a été fait à Rome ou Barcelone», explique Jean-Michel Lattes (UDI), le premier adjoint au maire en charge des déplacements et de la gestion du stationnement.

Le retour du stationnement illicite

Mais si l'élu est très favorable à ce concept d'espace ouvert, depuis l'enlèvement des barrières et poteaux sur certaines zones, il constate aussi un effet pervers: «le retour du stationnement illicite». Là où les voitures avaient disparu, elles font leur retour de manière anarchique. Si la ville va s'évertuer à dissuader les automobilistes qui se garent sur ces espaces libérés en les verbalisant, elle a décidé aussi de stopper le déferraillage qui devait s'étendre à deux autres zones, du côté des places de la Bourse et de la Trinité.

Quant aux dizaines de potelets et autres barrières en fer, ils ne sont pas perdus. Remisés, ils seront réutilisés plus tard par les services de la métropole. Et pour ceux qui ne pourraient plus attacher leur vélo à ces arceaux urbains, la ville réfléchit à la mise en place de nouveaux points d'attache.