Valentin Porte, Jérôme Fernandez et Cyril Dumoulin avaient déjà été récompensés lors du match de D1 à Créteil, le 12 février 2015.
Valentin Porte, Jérôme Fernandez et Cyril Dumoulin avaient déjà été récompensés lors du match de D1 à Créteil, le 12 février 2015. — I. Harsin / Sipa

HANDBALL

Handball: Terrible retour sur terre pour les champions du monde toulousains

Le Fenix de Jérôme Fernandez, Cyril Dumoulin et Valentin Porte, battu à domicile par Nîmes, joue plus que jamais le maintien en D1…

La soirée de mercredi avait idéalement commencé pour Jérôme Fernandez, Cyril Dumoulin et Valentin Porte. Bouquets de fleurs, chaleureuse ovation… Accompagné du sélectionneur Claude Onesta, les champions du monde toulousains ont eu droit à de formidables retrouvailles avec les 4.000 spectateurs d’un Palais des sports à guichets fermés. Une heure plus tard, les sourires avaient laissé place aux grimaces et même à quelques larmes.

Le Fenix a chuté à domicile contre Nîmes (26-30) et se retrouve douzième et premier non-relégable de D1, trois points au-dessus de la zone rouge. «Il faut regarder les choses en face: aujourd’hui, nous sommes non seulement une équipe qui joue le maintien, mais en plus dans une mauvaise situation », lâche Dumoulin, le suppléant d’Omeyer lors du Mondial au Qatar.

Très efficace en première période (dix arrêts), le gardien toulousain a ensuite décliné avant de laisser la place à Wesley Pardin, plus en verve. «On perd en étant dominé du début à la fin par un concurrent direct», déplore-t-il.

Malgré un inutile sursaut dans les dernières minutes, Toulouse et ses stars ont sombré face aux valeureux «anonymes» gardois. «L’état d’esprit n’est pas là, constate l’arrière ou ailier droit Valentin Porte. Le talent, oui. Mais on ne gagne pas les matchs avec le talent en handball, surtout contre Créteil ou Nîmes, des équipes habituées à jouer le maintien et prêtes à mourir sur le terrain.» Irrésistible en Bleu durant le Mondial, Porte a souffert mercredi (5 buts sur 9 tirs, quatre ballons perdus).

Et que dire de Jérôme Fernandez (2/6, trois ballons perdus), carrément méconnaissable? «J’étais en forme au retour du Mondial, j’ai ensuite fait deux bons matchs contre Billère (succès, 27-34) en Coupe de France puis à Créteil (défaite, 31-28), mais là c’était très dur», reconnaît le capitaine de l’équipe de France, peu utilisé en janvier lors, sans doute, de sa dernière compétition internationale.

Pour Fernandez, le Fenix connaît avant tout «un problème de confiance, avec trop de joueurs en dedans.» Ce constat et le calendrier à venir en D1 (Paris, Nantes, Dunkerque) n’incitent pas à un fol optimisme.

«La réception de Cesson-Rennes, le 1er avril, sera une première finale» juge l’arrière, qui quittera le club en fin de saison. Avant ce «choc» contre le rival breton, Toulouse aura joué les phases finales de Coupe de la Ligue fin mars à Rouen, seule éclaircie d’un horizon bien sombre.

«J’entends parler de final four de Coupe de la Ligue, mais quelle prétention peut-on avoir lorsqu’on voit le match contre Nîmes? questionne Dumoulin. La seule vérité, c’est qu’il reste dix matchs de D1,et qu'il faut en gagner trois ou quatre afin de se maintenir.» Pour les Experts toulousains, sacrés au début du mois, l’euphorie post-Mondial n’est déjà plus qu’un lointain souvenir.