Toulouse: Vincent Clerc peut «enfin lâcher les chevaux» à sept mois de la Coupe du monde

RUGBY L'ailier international compte sur une bonne fin de saison avec le Stade Toulousain pour disputer le Mondial anglais...

Propos recueillis par Nicolas Stival
— 
L'ailier du Stade Toulousain Vincent Clerc lors du match de Coupe d'Europe contre les Anglais de Bath, le 18 janvier 2015 à Toulouse.
L'ailier du Stade Toulousain Vincent Clerc lors du match de Coupe d'Europe contre les Anglais de Bath, le 18 janvier 2015 à Toulouse. — F. Lancelot / Sipa

Après trois semaines de coupure, le Stade Toulousain retrouve le Top 14, samedi contre Lyon. Les Rouge et Noir vont essayer de confirmer leur dernier succès à Castres. Vincent Clerc poursuit aussi un objectif plus personnel: participer à sa troisième et dernière Coupe du monde, qui démarre pile dans sept mois, le 18 septembre. Un pari ardu pour l’ailier international (33 ans, 67 sélections), pas épargné par les blessures, et qui n’a plus été vu en Bleu depuis mars 2013.

Avec la trêve, vous n’avez pas pu rester sur la dynamique née de la victoire à Castres. N’est-ce pas dommage?

Oui et non, car il fallait aussi digérer l’élimination en Coupe d’Europe qui nous pesait. Il y avait également eu beaucoup de stress avec ce match de Castres car c’était un tournant de notre saison. La victoire nous met dans une situation plutôt favorable. Nous avons pu nous recharger mentalement, plus que physiquement.

Que reste-t-il de cette victoire?

Le fait d’être enfin revenu dans les six premiers. On avait loupé le coche, en perdant notamment à domicile contre Grenoble. A Castres, il fallait absolument gagner, et on a réussi. Les choses changées à l’entraînement ont commencé à payer. Enfin, on peut retenir une grosse solidarité défensive. Mais la défense, c’est ce qui nous sauve depuis le début de la saison.

Sur le plan personnel, que pensez-vous de votre saison?

Elle est plutôt pas mal depuis novembre. Je me sens vraiment bien. Je peux enfin lâcher les chevaux. J’ai beaucoup, beaucoup bossé. Cela n’a pas forcément payé en début de saison mais là, je ressens les qualités que j’avais avant: pouvoir me déplacer, me proposer partout. Je prends du plaisir.

Ce soir Très belle rencontre avec @JeanTirole #prixnobel #economie #chezhuguette pic.twitter.com/5JpAt6jd5d
— Vincent Clerc (@VincentClerc) February 2, 2015



Vous n’avez jamais caché votre envie de disputer la Coupe du monde en Angleterre

C’est aussi cela qui me fait avancer et bosser pour être à mon meilleur niveau. J’ai envie de me donner les moyens de postuler. Est-ce que j’y serai ou pas? Je ne sais pas. Pour l’instant, je ne suis pas en position de force, c’est sûr. Mais il reste quatre mois et neuf matchs. Il y a encore des choses à montrer.

Qu’avez-vous pensé des deux premiers matchs de l’équipe de France lors du Tournoi des VI Nations?

J’ai vu une bonne partie du match contre l’Ecosse, puis celui en Irlande. On sent de la fébrilité, une équipe pas en confiance. C’est difficile de se lâcher dans des matchs internationaux où on attend beaucoup du résultat et de la manière.

L’équipe a réussi à le faire lors des vingt dernières minutes en Irlande, quand elle était un peu au pied du mur. Ça a failli payer. Elle a trouvé la direction à suivre: arriver à réitérer ces vingt ou trente dernières minutes tout au long de la rencontre. Ce n’est pas évident mais c’est ce qu’elle va devoir faire.