Haute-Garonne: La candidate qui avait claqué la porte du FN revient sous une étiquette souverainiste

POLITIQUE Ex du FN, dont elle a dénoncé les propos racistes, Nadia Portheault sera candidate aux départementales pour le parti de Nicolas Dupont-Aignan...  

20 Minutes avec AFP

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Nadia Portheault et son mari Thierry, le 19 janvier au Palais de justice de Toulouse.
Nadia Portheault et son mari Thierry, le 19 janvier au Palais de justice de Toulouse. — Julie Rimbert

Fâchée avec le FN, elle rejoint les souverainistes de Nicolas Dupont-Aignan. Nadia Portheault, ex-adhérente du Front national, poursuivie en diffamation par ce parti pour avoir dénoncé des propos racistes au sein des instances locales, est candidate aux élections départementales pour Debout la France (DLF).

«Pied de nez au FN»

Nadia Portheault, née Djelida, se présente sous son nom de jeune fille aux élections de mars prochain dans le canton de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), dont elle est originaire. «C'est un pied de nez au FN car ils n'avaient pas voulu que je me présente sous le nom de Djelida» aux municipales de 2014, explique-t-elle.

La jeune femme avait renoncé en novembre 2013 à briguer pour le FN la mairie de Saint-Alban, près de Toulouse. Elle avait claqué la porte du parti après avoir dénoncé les propos racistes de certains membres. «J'étais au FN par erreur, mais mes idées politiques n'ont pas changé et c'est Nicolas Dupont-Aignan qui les représente le mieux», rappelle-t-elle.

Jugé pour diffamation, le couple Portheault a comparu le 19 janvier, mais il est «serein» et n'entrevoit «pas d'autre issue que la relaxe» pour le jugement qui doit être rendu le 26 février par le tribunal correctionnel de Toulouse.