VIDEO. L'idée d'un supermarché où les clients sont aussi les employés germe à Toulouse

CONSOMMATION Le premier supermarché coopératif est en cours de gestation dans la Ville rose et pourrait ouvrir d'ici dix-huit mois...

Beatrice Colin

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Illustration magasin d'alimentation. Franck Lodi /SIPA
Illustration magasin d'alimentation. Franck Lodi /SIPA — SIPA

Un informaticien reconverti en chef de rayon, une institutrice transformée temporairement en caissière ou encore un chef d'entreprise prêt à passer le balai. C'est l'idée un peu folle mais dans l'air du temps du supermarché coopératif.

Lancé en début d'année à Toulouse par des militants de l'économie sociale et solidaire, le projet remporte déjà un franc succès sur les réseaux sociaux. En moins de quinze jours, la page Facebook enregistre plus de 630 «like».

«Le concept est simple: tous les clients sont employés et le supermarché appartient aux employés et clients, il n'y a pas de business angels, tous les bénéfices sont réinjectés dans la structure», résume Céline Laporte, à l'origine du projet. Pour faire partie de ces nouveaux employés-patrons-clients, il faudra s'acquitter d'un droit d'entrée.

Tarifs 20 à 30 % moins chers

Et dans ce supermarché ou chaque coopérateur s'engage à prêter main-forte trois heures par mois, les produits, qu'ils soient bio, éthiques ou pas, ne seront en tout cas pas hors de prix. «Nous allons utiliser un groupement d'achat pour avoir des tarifs 20 à 30% moins cher qu'ailleurs», poursuit Céline Laporte.

Inspiré de ce qui existe à Brooklyn depuis quarante ans, le Park slope food coop, qui dénombre 16.000 membres coopérateurs, le projet toulousain se nourrit aussi de celui qui devrait voir le jour à Paris à l'automne 2015, dans le XVIIIe arrondissement, appelé La Louve.

>> A lire aussi: Paris: La Louve à 150.000 euros de réussir son pari d’un supermarché coopératif

Ouverture envisagée d'ici 18 mois

Comme leurs grands frères de la capitale, les Louveteaux de la Ville rose ne veulent pas mettre la charrue avant les bœufs. Avant de savoir qui tiendra la caisse le vendredi entre 15h et 16h, ils veulent mettre au point une charte. Suivra ensuite le temps des discussions sur le local et sa situation géographique, le business plan, le nombre de salariés permanents ou encore le réapprovisionnement. Objectif: ouvrir d'ici dix-huit mois.

Après une première réunion la semaine dernière, une nouvelle a lieu ce samedi avant une autre plus importante de présentation le 9 mars.

«Ce qui est motivant c'est le côté collaboratif et social, l'idée que chacun participe soit à la mise en rayon, soit à la caisse. Et ça ne devrait pas s'arrêter au supermarché, on peut s'imaginer faire des événements sur le même principe, créer une communauté pour s'entraider et mieux consommer», explique Florian Zordan, un des membres fondateurs qui a mis les bureaux de son espace de co-working à disposition du groupe.