Aéroport de Toulouse: Les salariés disent non aux acheteurs chinois

ECONOMIE Le comité d'entreprise a rendu un avis défavorable à la vente de 49,99 % des parts de l'Etat à un consortium chinois...

Helene Menal

— 

La hall C de l'aéroport Toulouse-Blagnac.
La hall C de l'aéroport Toulouse-Blagnac. — SIPA

Leur entretien avec les acquéreurs chinois pressentis, il y a deux mois, ne les a pas convaincus. Les 320 salariés de l'Aéroport Toulouse-Blagnac viennent, à travers leur comité d'entreprise (CE), de rendre un avis défavorable au projet de vente de 49,99% des parts  du capital détenues par l'Etat.

Le CE, composé de sept élus, s'est prononcé à l'unanimité, précisant qu'il ne jugeait pas le projet du consortium Symbiose mais sur le principe même de la privatisation. Il argumente son refus par sa crainte de voir «la robustesse» de l'entreprise, objet d'«une bonne gestion», fragilisée par les ambitions de développement des acheteurs. Il pointe aussi pour finir les «conditions d'opacité singulières» de la procédure d'appel à candidatures, en particulier sur la méthode de sélection et le contenu des offres.

Avis consultatif

Cet avis ne devrait pas mettre la procédure de privatisation partielle en péril puisqu'il n'est que  «consultatif». Mais il fait tache, alors que le dossier n'est toujours pas bouclé et que la décision de Bercy n'a pas vraiment rencontré un accueil enthousiaste dans la Ville rose.

Un collectif - composé de riverains, d'élus écologistes et de syndicalistes - a déposé un recours en justice. Le Conseil général de la Haute-Garonne s'est prononcé contre cette privatisation partielle, lui aussi à l'unanimité.