Sivens: Le tribunal d'Albi ordonne l'expulsion des zadistes qui occupent les parcelles

SOCIETE Les zadistes devraient toutefois bénéficier d'un délai avant de lever le camp...  

H.M. avec AFP

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Une des parcelles occupées par les zadistes./Credit:FRED SCHEIBER/SIPA/1412300911
Une des parcelles occupées par les zadistes./Credit:FRED SCHEIBER/SIPA/1412300911 — SIPA

Ils vont devoir lever le camp. Le tribunal de grande instance d'Albi a ordonné mardi l'expulsion d'une partie des zadistes qui occupent depuis octobre 2013 le site du projet contesté de retenue d'eau à Sivens (Tarn). Il a statué à la demande du Conseil général du Tarn, de deux riverains et de la Compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne (CACG), le maître d'œuvre du projet de barrage, qui avaient porté plainte en référé fin janvier.

Une autre audience mercredi

Mercredi, le tribunal d'instance d'Albi examinera une autre demande d'expulsion. Cette dernière concerne un bâtiment situé sur la «Zone à défendre» (Zad) : «La Métairie Neuve», propriété du Conseil général du Tarn. Elle sert notamment de dortoir aux zadistes.

La ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, a cependant récemment indiqué que l'expulsion n'interviendrait pas avant que le Conseil général décide du devenir du projet de retenue d'eau, lors d'un débat prévu le 6 mars. Le préfet du Tarn, Thierry Gentilhomme, avait confirmé ce délai, lors d'une réunion d'apaisement avec les zadistes, jeudi dernier.

Situation tendue sur le terrain

Mais les « riverains » de la Zad, comme se surnomment les habitants se disant «victimes» de l'occupation, exigent que les zadistes soient immédiatement expulsés. Des agriculteurs se plaignent notamment de ne pas pouvoir se rendre sur les terrains actuellement occupés pour faire paître leurs bêtes ou couper du bois.

La cinquantaine de zadistes encore présents sur le site a promis, après leur rencontre avec Thierry Gentilhomme, de «laisser les parcelles libres d'accès aux riverains pour une utilisation agricole».

Le conflit entre zadistes et probarrage a récemment atteint un stade «dangereux», selon les deux camps, en particulier lors des blocages de la Zad que les riverains mettent en place régulièrement en signe de protestation de l'occupation de Sivens par les zadistes. Occupants comme riverains se plaignent d'agressions physiques et verbales.