Régionales: Christian Teyssèdre, le maire de Rodez, jette l'éponge dans la primaire socialiste

POLITIQUE Avec l'abandon du maire de Rodez à l'investiture socialiste, Carole Delga est assurée d'être la prochaine tête de liste socialiste pour les élections régionales...

B.C. avec AFP

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Toulouse, le 27 janvier 2015 - Le maire PS de Rodez, Christian Teyssèdre, est candidat à l'investiture PS pour être tête de file aux prochaines élections régionales
Toulouse, le 27 janvier 2015 - Le maire PS de Rodez, Christian Teyssèdre, est candidat à l'investiture PS pour être tête de file aux prochaines élections régionales — Beatrice Colin

Les militants socialistes de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon votent ce soir pour désigner leur tête de liste aux prochaines élections régionales. Ils n'auront pas à réfléchir longtemps lorsqu'ils devront glisser leur bulletin dans l'urne.

Une campagne de moins d'un mois

L'un des deux candidats, le maire PS de Rodez Christian Teyssèdre, a indiqué dans l'après-midi qu'il retirait sa candidature à la primaire. Carole Delga, qui forme un binôme avec le président du conseil régional du Languedoc Roussillon Damien Alary, reste donc la seule candidate en lice pour conduire la liste aux élections régionales dans la future région.

«J'ai pris ma décision à la mi-journée, je ne veux pas servir d'alibi démocratique alors qu'il y a une inégalité de traitement dans plusieurs départements entre les deux candidats», a-t-il indiqué.

Après avoir fait campagne durant moins d'un mois et participé mercredi à un ultime débat devant les militants de la fédération de Haute-Garonne, l'actuel vice-président du conseil régional de Midi-Pyrénées a jeté l'éponge.

 

Critiques de l'organisation des élections internes

Il avait déjà déploré une «primaire verrouillée» au profit de sa concurrente, actuelle secrétaire d'Etat au Commerce et à l'Artisanat. «C'est plus une validation qu'une élection», a de nouveau regretté le maire de Rodez.

«Je prends acte de cette décision et n'ai pas d'autre commentaire à faire», a déclaré Christophe Borgel, responsable national aux élections et député de Haute-Garonne qui assure que toutes «les dispositions ont été prises dans chaque fédération pour que le débat puisse se mener pendant la campagne et que chaque candidat puisse organiser des réunions, voire des débats contradictoires».

L'unique candidate en lice s'est dite «étonnée» de cette décision à nos confrères de France 3 Midi-Pyrénées.

 

Une chose est sûre, il n'y a plus de doute désormais sur l'issue du scrutin de ce jeudi soir.