Ligue 1: Oscar Trejo est-il le Javier Pastore du TFC?

FOOTBALL Le milieu offensif de Toulouse entretient quelques ressemblances avec son compatriote du Paris-Saint-Germain, comme le remarque son entraîneur Alain Casanova...

Nicolas Stival

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Le milieu offensif du TFC Oscar Trejo lors du match de Ligue 1 entre Toulouse et Bastia, le 17 janvier 2015.
Le milieu offensif du TFC Oscar Trejo lors du match de Ligue 1 entre Toulouse et Bastia, le 17 janvier 2015. — F. Lancelot / Sipa

Le même poste, la même double nationalité et, à un an près, le même âge. De prime abord, les Italo-Argentins Oscar Trejo (26 ans) et Javier Pastore (25 ans), respectivement milieux offensifs de Toulouse et de Paris, partagent déjà plusieurs points communs.

Un as de la récup'

L’entraîneur du TFC Alain Casanova pousse plus loin la comparaison: «Oscar est le meilleur joueur offensif (de l’équipe) dans la récupération du ballon. Comme Javier Pastore, il est très fort quand l’équipe a perdu le ballon pour le récupérer très rapidement, en deux ou trois secondes, et pour ensuite se créer très vite une situation d’attaque.»

Casanova s’est exprimé dans la foulée du succès contre Reims (1-0), samedi, au cours duquel Trejo, positionné sur le côté droit, a livré l’un de ses meilleurs matchs depuis son arrivée à Toulouse, à l'été 2013. A l’époque, le joueur formé à Boca Juniors avait alors qualifié Pastore, plus filiforme que son aîné, de «joueur de classe» et de «modèle». Souci: s’il est un beau joueur, au toucher de balle exquis, Trejo traîne quelques défauts qui sèment le doute chez les supporters des Violets.

 «On sait qu’il a du talent, lâche Casanova. Il lui manque un peu de justesse, de qualité dans la finition mais c’est un formidable joueur.» Si l'esthète Pastore n’est pas le joueur le plus «tueur» qui soit, que dire de son compatriote du TFC? En une saison et demie de Ligue 1, Trejo n’a marqué que deux buts et délivré deux passes décisives… «S’il était plus décisif, Oscar ne serait pas ici», observe justement Casanova.

Passé par quatre clubs espagnols moyens (Majorque, Elche, Rayo Vallecano, Gijon) avant d’atterrir en L1, le Toulousain ne sera sans doute jamais international A avec l’Albiceleste, à la différence de son cadet parisien. Relativement lent, il évoque en fait davantage les élégants meneurs de jeu des années 1990.

Une espèce que l'on croyait disparue, incarnée notamment par Thierry Moreau, formé au Havre et passé par Caen avant de devenir l’idole du Stadium de Toulouse. Pour les plus jeunes, et les nostalgiques, le voici dans ses œuvres, avec ce sublime lob du milieu de terrain à Nantes, en 1998.